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vendredi 1 avril 2011

Fiction politique

En ce chaud matin d'avril, les secousses politiques n'en finissent plus de surprendre les observateurs, les politologues, les économistes et même les électeurs. En effet, de nombreux hommes politiques ont subitement changé leurs idéologies et ont enfin pris compte les réalités qui s'imposent au peuple. L'auteur présente ici un florilège de quelques personnalités.

Étrangement, Dominique Strauss-Kahn a enfin pris conscience qu'il n'y aura jamais de gouvernement mondial, souhait qu'il émet depuis des années déjà. En effet, il a compris - non sans mal - que les Nations étaient en fait le cadre le mieux approprié pour assurer la démocratie et la prospérité. Il a compris qu'il était utopique de rassembler des nations aux cultures différentes, aux religions différentes, aux histoires différentes, aux structures économiques différentes - ici, le cas de l'euro est criant de vérité - (...) dans un hypothétique gouvernement mondial sensé standardiser les Nations. En outre, il prendra en contre-pied Michel Rocard qui estime que « les souverainetés nationales entrent dans la période de nuisance », en expliquant justement que les Nations sont encore les seuls remparts face à la jungle libre-échangiste qui détricote les acquis sociaux, qui est responsable d'un chômage de masse dans les pays (ex?)industrialisés et peut conduire à de graves troubles sociaux.




M. Strauss-Kahn - mais on peut également citer Jacques Attali - renoncera-t-il un jour à son impossible gouvernement mondial ?


Jean-Claude Trichet a enfin compris que la France pâtissait d'un euro trop fort qui étouffait son économie. Il a écouté des économistes européistes comme Christian Saint-Étienne qui admettent que la France a effectivement « besoin d'un euro faible pour relancer son industrie morose ». Faisant fi des statuts de la BCE, il décide de monétiser massivement les dettes grecques et portugaises afin d'éloigner les spéculateurs d'une part, et de permettre à l'euro de baisser de l'autre. Ainsi, cela constituera une réelle bouffée d'oxygène au sein de la Zone euro qui  participera largement à la décrue du chômage de masse en France notamment.

Olivier Besancenot, pour sa part, a enfin compris que « la politique se faisait sur des réalités » pour reprendre les termes du Général de Gaulle, et non pas sur des bons sentiments tantôt humanistes, tantôt droit de l'hommistes. De fait, il a compris que l'immigration était un moyen pour les grands patrons de faire venir une main d'œuvre peu revendicative et plus docile afin de faire pression à la baisse sur les salaires locaux du fait de la concurrence que se livrent les travailleurs entre eux. Chacun peut voir les effets de la concurrence au sein de l'Union européenne même : le chantage à la délocalisation ouvre la voie à des salariés plus «compréhensifs » sur le plan des revendications salariales et du temps de travail. Le cas Siemens en Allemagne en fournit un merveilleux exemple.

François Hollande renonce à l'idée selon laquelle il serait normal, pour l'État, d'emprunter à la BCE pour financer les dépenses d'avenir. Il prendra parti contre l'article 123 qui interdit à la BCE de prêter directement aux États sans passer par la case banques privés qui n enrichissent qu'une petite poignée d'oligarques financiers sous couvert de rationalité économique.

Marine Le Pen a elle aussi compris quelque chose : surfer sur les passions populaires n'a jamais fait un programme politique. Ainsi, un parti ne peut pas se réclamer du libéralisme, voire du Libéral-conservatisme reaganien en période socialiste - héritage de Poujade et de sa révolte anti Fisc ; et d'autre part, 20 ans après, se réclamer du dirigisme par l'invocation systématique d'un « État fort ». Elle a compris, surtout, que dans une période de grave crise identitaire et économique, il fallait rassembler les français plutôt que de chercher des motifs pour les diviser.

Enfin, le gouvernement français actuel a compris, en écoutant Emmanuel Todd que «  les français étaient malheureux ». Ceci est une phrase vraie et reflétant bien la réalité : chômage de masse, exclusion en augmentation, et allocataires de minima sociaux toujours plus nombreux. On peut d'ailleurs faire un rapprochement avec le vote Front national. Prenant acte de la situation catastrophique du pays, il décide de prendre des mesures exceptionnelles : arrêt provisoire des régularisations de clandestins, redressement d'une école fondée sur le mérite personnel, ce qui passera par une politique de moyens et d'efficacité de sorte que l'investissement en R et D soit au moins doublée d'ici 2014. Prenant acte du manque de dynamisme des PME le gouvernement prend la décision de baisser les charges qui pèsent sur les vrais créateurs d'emplois. Enfin, il décide d'allouer plus de moyens à la police et à la justice afin de préserver la sécurité des français, qui reste le premier « bien public » du peuple.

Malheureusement, cette politique fiction ne durera que le temps, d'un premier avril.

jeudi 18 novembre 2010

Qu'est ce qu'être gaulliste aujourd'hui ?


Réponse aux questions de Richard Patrosso, journaliste à agoravox.


Vous êtes jeune et né après la mort du Général de Gaulle. Et pourtant, vous vous revendiquez du 
Gaullisme. Comment donc êtes-vous devenu gaulliste ?

Il y a bien des Jeunes socialistes non ? Idéologie bien plus ancienne que la gaullisme... Par conséquent, on peut se réclamer de l'action d'un homme, qui date de seulement 60 ans.
Le gaullisme m'a touché en ce qu'il présente déjà un programme politique, social pour la France. La lecture des Tomes d'Alain Peyrefitte "C'était de Gaulle" ont été une révélation pour moi, tant on se rend le général était lucide, et clairvoyant. Bien sûr, il y a les faits qui démontrent constamment la lucidité des idées gaullistes d'aujourd'hui : crise de l'euro, problème des frontières avec l'affaire des Roms, le partage des profits de plus en plus en faveur du capital qui est totalement contraire à notre idéal de partage capital-travail (...). Dit autrement, tous ces faits ne peuvent que conforter dans cette certaine idée de la France...


Qu'est-ce qu'être gaulliste aujourd'hui ?

J’ai pour coutume de dire que la politique du Général doit servir de boussole. Autrement dit, le gaullisme doit guider la France. Nous devons nous inspirer -j’insiste sur ce terme par opposition au terme reproduire- de la politique du Général axée sur un État interventionniste, qui reprend ses droits régaliens, notamment la création monétaire, qui lui a été volé par les banquiers privés. Ces deux points fondamentaux doivent nous amener à remettre en question l’Union européenne d’aujourd’hui. Car l’Europe à 27 est un bourbier dans lequel la France s’enfonce lentement mais sûrement. La BCE, qui mène une politique purement au profit des rentiers, est totalement à l’opposée des besoins de la France. La manifestation la plus cruelle de cette politique est le chômage de masse qui mine actuellement notre pays. Au vu de son dynamisme démographique, il est nécessaire et urgent que notre Banque centrale nationale - débarrassée des dogmes ultra-libéraux - puisse créer la monnaie elle-même, impliquant par là-même un retour à un franc dévalué qui conduira à une relance de nos exportations, à une hausse des profits et donc, in fine, de l’emploi. De même, la France doit retrouver la maitrise de ses frontières sur le plan commercial d’une part, sur le plan de l’immigration de l’autre. Car on ne peut pas laisser le libre échangisme total appauvrir à ce point notre nation. Emmanuel Todd et même Maurice Allais l’ont démontré. Sur le plan de l’immigration, la France doit retrouver une politique plus rigoureuse, ce qui implique notamment une remise en cause du droit du sol et un durcissement d’accès à la nationalité française.



Le Général de Gaulle a été considéré comme le sauveur de la France parce qu'il a permis de vaincre l'Occupant, ce nazi qui gazait des gens dans des camps. Aujourd'hui, les camps ont disparu, mais des gens sont expulsés dans des Pays qu'ils avaient quitté pour échapper à la mort. La France, patrie des Droits de l'Homme qui, dans ses lois, par deux fois (1981 et 2007), a aboli la peine de mort, est un État qui renvoie des gens se faire tuer. Est-ce un échec dans la victoire sur le III° Reich ? Avez-vous le sentiment d'être en 1940, sur ce plan-là ?


Cette comparaison est fallacieuse. La France qui expulse les Roms n’est nullement nazie ou hitlérienne. Rocard lui-même disait "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. L’Angleterre, qui a la maîtrise de ses frontières, renvoie aux frontières les étrangers non-désirés. La France se voit ainsi contrainte d’accueillir les immigrés que les Anglais refusent. La "jungle" de Calais, c’est ça : des gens qui souhaitent passer la frontière anglaise ! On ne peut pas continuellement peupler la France d’étrangers. Certains quartiers à Paris sont déjà totalement étrangers : Gare de l’Est, la Chapelle, Barbès (...) et certaines belles âmes nous expliquent que la diversité est nécessairement bonne. Mais non, car dès lors que ces populations sont plus nombreuses que les autochtones, ce sont leurs coutumes qui priment : nourriture halal, femmes voilées, prières dans les rues. La France est un pays ouvert, qui, à mon sens, doit accueillir des Arabes, des Noirs, des Jaunes. Cependant, on ne peut pas faire venir des populations étrangères sans leur donner un boulot, sinon la France devient un bouc-émissaire parfait. De fait, les jeunes algériens qui vivent en France la haïssent, d’une part parce qu’il y a toujours le problème de la colonisation et d’autre part parce que celle-ci n’a plus rien à leur offrir.
La politique du Général de Gaulle était claire : strict contrôle de l’immigration. Or, fut-il pour autant un dictateur Nazi ? Je ne le crois pas. Celui-ci disait à Peyrefitte :" Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront 20 puis 40 ?".


"De Gaulle a donné à la France un éclat qu'elle n'avait pas connu depuis Louis XIV et Napoléon. Ce n'est quand même pas si mal.[...] De Gaulle l'a prise par deux fois, alors qu'elle était au fond de l'abîme ou qu'elle y roulait, et l'a remise sur pied par la seule force de sa volonté."
Malraux /C'était de Gaulle/.




Vous êtes un militant de Debout la République et non de l'UMP. Ce dernier parti n'a rien de gaulliste ? Vraiment ? Quand ses adhérents se réclament du Général de Gaulle, ce sont des menteurs ? Quelle est votre différence avec l'UMP ?

L'UMP a cette contradiction fondamentale : elle se réclame du gaullisme tout en trahissant constamment ses mythes fondateurs. Ainsi, je vais donner un exemple récent. On entendait François Fillon expliquer doctement que les détracteurs de l'euro s'étaient tromper sur toute la ligne et que l'euro restait solide (...). Bref, un discours d'européiste convaincu. Or, de qui se réclame François Fillon ? De de Gaulle. Qui était son mentor ? Philippe Séguin, un des plus fervents opposants à Maastricht et à la monnaie unique. On se rappelle tous d'ailleurs, de ce discours historique de 1992. Nicolas Sarkozy, lui, voue un culte aux États-Unis et ne s'en n'est jamais caché. Par exemple, il nous a réintégré dans le commandement intégré de l'OTAN.

Pourquoi avez-vous choisi Debout la République ?

C'est un parti libre, indépendant, et, à mon sens, le plus à même de représenter les souverainistes. On parle beaucoup du FN en tant que parti d'opposition. Or, le FN joue un rôle nauséabond dans la démocratie dans la mesure ou il incarne le vote de la colère et des "anti-tout". A DLR, nous avons une réelle réflexion sur l'Europe, l'éducation, la nation, la sécurité. Autrement dit, nous avons un réel projet de société à présenter au Peuple français. DLR présente ainsi  un programme comprenant 101 propositions. Ce faisant, et de manière plus globale, nous proposons aux Français de reprendre le pouvoir qu'ils ont perdu de manière patente en 2005 lorsque Nicolas Sarkozy a fait passer le Traité de Lisbonne au Parlement malgré le NON qui l'emportait alors à 55%.

mardi 19 octobre 2010

Décryptage d'un tract de l'UNEF

Ce matin, en me dirigeant vers la Fac, j'ai été cueilli par des militants de l'UNEF qui m'ont alors donné un prospectus dans lequel ils y dénoncent la réforme des retraites. Je me réserve ici donc un droit de réponse à ce qui y est proposé et, à l'appui du tract, démontrer à quel point les dénonciations qui y sont faites sont remplies d'approximations et inexactitudes, et place les étudiants dans un position victimaire.
Pourquoi s'attaquer à l'UNEF et non aux syndicats "classiques"? Je m'attaque à l'UNEF car en tant qu'étudiant, je préfère me concerter sur mon domaine précis. Autrement dit le domaine universitaire et non le domaine du travail (CGT...) qui ne me concerne pas (encore). 

Dans la quasi totalité du tract diffusé, l'UNEF ment. Elle ment en faisant croire que c'est un adieu à la retraite par répartition : " nous défendons une société qui donne à chacun la possibilité de bénéficier de la solidarité intergénérationnelle". Ah ? Et est-ce le projet gouvernemental qui remettrait en cause ce principe ? A ma connaissance non. En fait, nous avons là une pure mystification. L'UNEF serait le garant de la retraite par répartition quand le gouvernement en serait le destructeur. Or justement, en reculant l'âge légal de départ à la retraite, on permet au système de répartition de se rééquilibrer un tant soit peu. Nous savons bien évidemment que cette réforme est insuffisante et optimiste parce qu'elle table sur une croissance forte. Mais en instaurant le départ légal à la retraite à 65 voire 67 ans, le gouvernement se suiciderait politiquement. La réforme de l'âge légal est donc juste quoiqu'incomplet. Comme je l'ai dit dans un précédent billet, le réel problème c'est le recul de l'âge maximum de 65 à 67 ans. Or, ledit problème n'apparait guère dans le tract de l'UNEF. Ils nous expliquent également que cette réforme va "contre leurs droits". J'aimerais bien savoir de quels droits parlent t-ils... Mais manifestement, c'est plutôt le droit de milliers d'étudiants voulant étudier qui est violé.

Mais le plus frappant dans ces tracts UNEFiens, ce n'est pas tant l'aspect totalement utopique des réformes proposées - bien qu'elles soient quasi inexistantes -, mais surtout l'aspect victimaire. Ces tracts sont constamment en train de pleurer sur la condition étudiante. Comme si étudier en France se faisait dans des conditions inhumaines.  Pour cela, je vais prendre ma situation personnelle. Ça tombe bien, je suis moi-même boursier. D'une part, les droits d'inscription à l'Université sont nuls lorsqu'on est boursier, d'autre part, les plus pauvres bénéficient à la fois de bourse et d'APL si besoin. L'État fait donc tout pour assurer à l'étudiant une vie décente. Le gouvernement - pour une fois bien inspiré - a même augmenté les bourses de 6%. Mais l'UNEF pleure en nous expliquant que "les jeunes sont devenus une sous-catégorie de citoyen". Pourtant, la condition étudiante est loin d'être laborieuse. De fait, il suffit de regarder ailleurs : les écoles en Angleterre et aux États-Unis sont presque toutes payantes, privées et très chères. En France, en plus d'avoir un système gratuit et public, les étudiants sont subventionnés ! Et c'est tant mieux d'ailleurs. Mais qu'on ne vienne pas dire en retour qu'en France, les jeunes sont des sous-citoyens non considérés. Ces phrases toutes faites ne servent qu'à attiser la haine de certains étudiants, qui finiront dans la rue pour montrer qu'ils existent.

En outre, nous pouvons voir également ceci " nous aspirons à bénéficier des mêmes droits que nos ainés : une retraite solidaire à 60 ans !". J'ai au début crû que c'était une blague. Mais non c'est très sérieux. Car comment peut-on croire qu'en 2060, l'âge ou notre génération ira en retraite - approximativement -, les paramètres n'auront pas changé ? De même, je ne vois pas en quoi la retraite à 60 ans serait solidaire, et celle à 62 ans ne le serait pas... Dès lors, comment faire confiance à un syndicat qui nous explique que dans 50 ans, la retraite à 60 ans devra continuer d'exister ? 
Les mêmes droits sociaux que nos aînés... Le problème, c'est que nos "ainés" ont été la génération archi privilégiée. Et la gauche au pouvoir a accentué les privilèges. Ainsi pendant les 30 glorieuses, l'inflation oscillait entre 10 et 15%, ce qui permettait d'accéder plus facilement à la propriété. Parfois, les taux d'intérêts étaient même négatifs : on remboursait au banquier moins en valeur réelle que ce qu'on lui avait emprunté auparavant. De même, l'accès sur le marché du travail était aisé, tant la pénurie d'emploi était manifeste à l'époque. Sous Mitterand, on a décrété la retraite à 60 ans mais même Jacques Delors à l'époque était opposé. Cette décision était juste dans la mesure ou ceux qui étaient nés en 1920 avaient connu presque 2 guerres, la retraite à 60 ans ( en 1980 donc) était plus que normal. Mais aujourd'hui, avec la mise en concurrence des modèles sociaux, les marges de manœuvre sont très étroites. Or, qui a signé l'acte unique européen ? La gauche. Qui a préparé Maastricht ? La gauche. Qui a concédé à l'Allemagne le fait d'avoir une gestion rigoureuse de la monnaie et le statut d'une banque centrale indépendante dont le seul rôle est de lutter contre l'inflation ? Encore la gauche ! La gauche, à laquelle l'UNEF appartient idéologiquement, la plupart étant au MJS, et assimilés. Dans l'Europe, c'est toujours le moins disant social qui gagne. Ryanair veut le droit social irlandais en France, il ne l'a pas ? Très bien aurevoir. la France, et tant pi pour les 1000 emplois sacrifiés. Voilà l'Europe d'aujourd'hui, c'est la mise en concurrence permanentes des modèles sociaux. N'était-ce pas Barroso qui disait qu'il restait aux PECO "l'arme fiscale" pour attirer les entreprises ? Je veux dire aux UNEFiens que vous manifestez contre des réformes structurelles que le système nous oblige à faire. Vous chérissez des causes utopiques "les années d'études doivent être prises en compte dans le calcul d'annuité", vous chérissez des causes de gauche, mais le système en lui même, vous ne le remettez pas en question. Pourquoi ne dîtes vous pas que la Commission européenne ordonne à la France de déplacer l'âge légal ? C'est marqué noir sur blanc pourtant !  S'en prendre à Nicolas Sarkozy c'est plus facile et ça mobilise plus je vous l'accorde, mais de fait, vous restez dans la pensée unique simpliste : "non au projet de réforme ! Par contre faire quoi je ne sais pas, bon peut-être commencer par prendre en compte les études comme années de cotisation mais..." Bref, contestation stérile.
L'UNEF ment également avec cette argument désormais célèbre mais parfaitement inexacte : "Sarkozy veut faire travailler vieux plus longtemps c'est un million d'emplois qui ne seront pas libérés d'ici 2016". Malheureusement, les les mises en pré-retraites de milliers de travailleurs n'ont pas permis d'améliorer la santé du marché du travail. L'économie n'obéit pas systématiquement à la règle : un poste libéré = un nouveau poste. Sous l'ère Jospin, les entreprises s'en sont surtout servi pour augmenter leur profit en réduisant leur masse salariale...

Ainsi donc, l'UNEF à travers un tract, nous a offert une belle leçon de démagogie, de misérabilisme, et d'inexactitude. Le problème, c'est que la plupart des lycéens et étudiants croient à ce tissu d'âneries évoqué plus haut. Et n'importe quel étudiant est aujourd'hui menacé de ne pas pouvoir étudier parce qu'une poignée de jeunes révoltés font croire que la condition étudiante est terrible.


Tract de l'UNEF.

dimanche 4 juillet 2010

Du problème des retraites

Si on ne réforme rien, c'est le chaos. Si on ne fait rien, on va à la ruine. Si on ne fait rien avant 2050, c'est 100 milliards de déficit. Ces quasi slogans relayés avec ardeur par les médias ne sont pas sans rappeler leur propagande de 2005 avec le Traité de Lisbonne. Français si vous ne dîtes pas OUI, c'est le chaos !
Et pour cause, dans cette réforme, que je serais plus tenté de qualifier de réformette est très loin de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Faisant pour l'instant fi de la pénibilité du travail, faisant aussi fi des régimes spéciaux de retraites le gouvernement s'est lancé dans une réforme incomplète. Toutefois, on peut mettre au crédit du gouvernement de n'avoir jamais évoqué le régime par capitalisation pourtant ouvertement  souhaité par des quotidiens comme Le Figaro.

En tout état de cause, le régime par répartition subit une crise de financement, mais aussi une crise politique du fait d'une individualisation de la société. Doit-on pour autant abandonner ce système, instauré il y' a plus d'un siècle et demi par Bismarck afin d'unifier l'Allemagne? Il favorise la solidarité entre les générations, et donc l'unification - voire la consolidation - d'une nation: l'alsacien cotisant pour le breton, le savoyard cotisant pour le normand. Enfin, il garantit un revenu pour tous les retraités.
Comparons maintenant au régime par capitalisation. Celui-ci mène clairement vers une marchandisation des retraites, lesquelles peuvent se retrouver quasi nulles dès lors que les bourses chutent. Dans un contexte de crise mondiale, ou les marchés boursiers se révèlent très volatiles, on ne peut pas placer toute son épargne au risque de tout perdre. Ainsi la crise asiatique de 1997 a t-elle ruiné des milliers d'épargnants américains...  En outre, quelle sera la réelle valeur des actions si 1 milliard de chinois et d'indiens seraient obligés de placer leur épargne en bourse ? Déjà bien peu représentatifs de la réalité économique, les marchés boursiers en seraient complètement déconnectés ! Ce faisant, le régime de retraite par capitalisation n'est absolument pas une réponse crédible à la crise du régime des retraites, mieux: elle est détestable.

Mais alors comment pouvons nous expliquer cette quasi faillite du système par répartition? Évidemment, on a toujours l'argument démographique: moins d'actifs pour plus d'inactifs. De telle sorte qu'en 2050, il n'y aura plus que 2 actifs pour financer une retraite. Y a t-il une autre explication ? Fort peu suspecte de bolchévisme, la Commission européenne nous dit que la part des salaires dans l’ensemble de l’économie française est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points de PIB. Or, notre système, basé sur des cotisations sociales adossées au travail ne peut plus tenir du fait d'un partage de valeur ajoutée de plus en plus en défaveur du travail. Par ailleurs, nous pouvons en déduire 2 autres choses: d'une part, la retraite à 60 ans, était rendue possible par un taux de cotisation et une démographie favorable, et d'autre part, celle-ci relevait indiscutablement d'une mesure dite de "justice sociale" par Pierre Mauroy, Premier ministre de l'époque. Elle l'était à mon sens, uniquement dans la mesure ou elle concernait la génération touchée par la Seconde Guerre mondiale. Mais depuis lors, il est évident que l'âge légal de départ à la retraite doit être repoussé. De la même manière, les régimes spéciaux doivent clairement être abrogés. Par soucis d'égalité, le public doit avoir le même régime que le privé, surtout lorsque l'on sait le nombre d'avantage supplémentaire qu'ils ont: sécurité de l'emploi notamment. 

Aussi, Xavier Bertrand nous explique doctement qu'il ne faut pas taxer ou baisser les pensions des retraités pour la bonne et simple raison que "ce sont eux qui consomment". La consommation étant notre moteur actuellement, il convient de ne pas augmenter l'impôt. Or, c'est une erreur de diagnostic manifeste. Les "vieux" sont ceux qui par définition ont accumulé toute leur vie. Ceux là même qui sont parti à la retraite à 60 ans, qui ont connu la croissance incroyable des 30 Glorieuses. Les taxer à coup de CSG reviendrait à les faire payer eux aussi, ce serait une mesure juste. N'oublions pas les "vieux" ne consomment pas tout, ils se constituent souvent une épargne que les jeunes entrant dans la vie active n'ont souvent pas. En faisant participer les "vieux", nous pourrions rendre du pouvoir d'achat au ménages actifs. Mais pourquoi le gouvernement ne le fait t-il pas ? Clairement parce que ce sont ces mêmes "vieux" qui ont participé au succès de Nicolas Sarkozy en 2007. En conséquence, le gouvernement trouve de fausses bonnes excuses pour exclure ces mêmes vieux de tout effort. Bruno Palier, chercheur au CNRS, appelle ça l'égoïsme des baby-bommers. Et on ne saurait lui donner tort. Enfin, outre la langue de bois de X.Bertrand, il y a aussi - et il convient de le souligner -, les mensonges de la publicité du gouvernement concernant les retraites. D'une part, elles ont couté 8 millions au contribuable, et d'autre part elle ne dit pas la vérité. Que nous dit-elle ? En 2018, le système sera en équilibre. Toutefois, ce que la pub ne dit pas, c'est qu'il sera en équilibre si et seulement si le pays est en situation de plein emploi. Autrement dit, en dessous de 5%... Cette prévision est assez cynique, surtout quand on sait que le mal français, c'est le chômage de masse contre lequel François Mitterand déclarait "avoir tout essayé pour le combattre".

Dès lors, comment faire pour pérenniser le système ? Les démagogues socialistes - si l'on m'autorise ce pléonasme - disent qu'il faut taxer le capital. Toutefois, ce serait faire une grave entorse à la sacro-sainte libre circulation des capitaux: pierre angulaire de la "construction européenne". Ainsi, quelle serait la réaction de la Commission de Bruxelles lorsqu'elle apprendrait que le gouvernement français souhaite taxer le capital ? On se souvient du triste épisode de Renault ou, malgré la volonté de Sarkozy, Bruxelles a immédiatement crié au scandale protectionniste. De plus, de quel capital s'agit t-il ? Des plus-values boursières ? Des transactions bancaires ? De l'épargne ? Bref, taxer le capital, mais quel capital ? Taxer les riches, oui mais à partir de combien sommes-nous riches ? A bien des égards, il manque ici une définition claire des termes employés. En tout état de cause, taxer les plus-values boursière, c'est se tirer une balle dans le pieds. La place de Paris étant déjà bien moins "compétitive" que celle de Londres, taxer ses transactions ferait fuir les investisseurs, ces derniers allant au plus rentable.

Il nous reste une donc une solution: la croissance. Souvent créatrice d'emplois, de consommation et donc, de revenus pour les caisses des divers organismes de l'État, elle est la clé de voûte du retour à l'équilibre tout aussi bien sur le financement de nos retraites. Néanmoins, voilà qu'une vague de rigueur s'abat sur l'Europe. Ainsi, il ne faudra compter sur les ménages pour consommer, ceci vont se tourner vers une épargne de précaution, peut propice à un retour à la croissance, à l'emploi, et donc à une augmentation des cotisations des retraites... Nous pourrions toutefois utiliser le levier monétaire. Mais non: nous n'avons plus la maîtrise de notre monnaie, et, étant (encore) sur-évaluée, elle ne permet pas de dégager de forts excédents commerciaux qui pourraient créer la aussi de l'emploi sur le territoire national.
Outre les problèmes économiques et démographiques, la réforme des retraites pose à mon sens un problème  philosophique. Pendant des années, les Hommes ont été contraints à des journées de travail inhumaines. Inutile de réécrire Germinal de Zola, mais dans ce cas, l'Homme a réussi à accroître sa productivité. Dit autrement,  nous produisons plus, et plus vite. A fortiori en France où notre productivité est l'une des plus élevée au monde. Sans forcément dire que je sois d'accord avec cet argument, force est de constater que c'est une problématique importante, et qu'il convient de ne pas l'écarter d'un revers de main: sommes-nous condamnés à travailler plus longtemps, alors que nous produisons mieux, et plus vite ?




Les syndicats peuvent protester, mais rien ne changera: le cadeau qu'avait fait Mauroy aux travailleurs ayant connu la guerre relevait bien d'une mesure de "justice sociale" pour cette génération uniquement. Le programme du parti socialiste est à cet égard insensé: taxer le capital alors que c'est un certains Jacques Delors qui lui a donné toute sa liberté au sein de l'UE paraît un brin démagogique. En tout état de cause, le gouvernement surf lui sur une vague de lieux communs et de mensonges pour mieux faire passer la réforme. Au total, nous assistons à une réforme bien incomplète et qui une nouvelle fois, révèle l'incapacité concrète d'une gauche de proposer sans parler de "taxe(s)", et d'un gouvernement aux ordres des marchés.

dimanche 4 avril 2010

Analyse (pessimiste) des éléctions régionales.

Les élections régionales achevées, la sentence tomba pour la droite. Seulement 2 régions glanées. Pendant ce temps le PS pavoisait, fier d'avoir fait barrage à la droite sarkozyste. Après, il faut le dire plusieurs claques électorales.
Toutefois, il est impossible de rester sur une analyse si manichéenne de cette élection. Car, il est vrai que, même si je pensais déjà que la gauche allait l'emporter dans mon précédent billet une analyse plus approfondie est de rigueur. Car, d'une part ce n'est pas une victoire à proprement parler du PS, d'autre part, on doit prendre en compte la poussée abstentionniste, qui est en train de pourrir notre démocratie.

Ainsi, est t-il possible de comprendre pourquoi les gens ne vont plus voter dans ces élections, qui a priori, ne sont que des "tours de chauffe" avant notre élection présidentielle? On a tous en mémoire l'abstention exceptionnellement élevée qui a eu lieu lors des élections européennes. Pourtant, la réponse est d'une simplicité biblique. De fait, en 2005, 55% des Français ont dit NON à la "Constitution européenne" (ici les guillemets sont de rigueur, tant la "constitution" n'était en fait qu'un vulgaire programme ultra libéral). Et pourtant, les élites bruxelloises, incontrôlées, sans aucune légitimité et de surcroît, nommées; ont dit au peuple de revoter en Irlande, ont dit à Nicolas Sarkozy de faire un autre traité cette fois ci ratifié par voie parlementaire. En d'autres termes, le peuple s'est fait craché dessus, lui n'étant pas à même de savoir ce qu'il lui faut, si bête il est selon nos technocrates bruxellois. En fait, les politiques français, dont la crédibilité était déjà entamée fortement a perdu le reste qui lui restait le jour de ces élections. Et là, on s'étonne qu'il y ait 53% d'abstention? Mais quand le peuple dit NON a quelque chose et qu'une petite clique d'eurocrates   lui dit "non tu as tort", inutile de s'émouvoir d'une grande abstention.

Xavier Bertrand était pourtant sûr de lui. Il faut attendre le deuxième tour et vous verrez ce que vous allez voir. L'UMP gagnera quand même. Les élections régionales ont été la plus belle démonstration de la bassesse, et de la gaminerie de nos politiques. D'un côté, un UMP en quête de démontage du PS avec Soumaré, de l'autre le PS qui accuse Devédjian. Autrement dit, au sein de la politique spectacle, celui qui gagnera sera le plus vicieux. On présente des personnalités sur les listes: Douillet, Legrand etc. Pendant que la France traine lourdement ses 10% de chômage, sa dette abyssale, la lourdeur de sa bureaucratie, nos politiques préfèrent se lancer dans des débats tantôt inutiles, tantôt stériles.. Un tel a fait de la prison, un tel a volé dans un magasin à 8 ans. Triste programme politique pour des citoyens qui ne demandent qu'à retrouver une confiance, une crédibilité dans force politique.
Au soir du deuxième tour, Bertrand n'en démordait pas: notre défaite est à mettre sur l'autel de l'abstention. Or, le  même Bertrand pavoisait du fait des 30% acquis lors des régionales nonobstant les 60% d'abstention aux élections européennes... Triste constat.


 Xavier Bertrand est le symbole parfait de cette droite arrogante et auto-satisfaite. La droite gagne, c'est grâce au "formidable travail des militants". La droite perd, il faut mettre ça sur l'autel de l'abstention. Manifestement, cette droite ne plait plus, ne séduit plus et excelle plus que jamais dans le maniement de la langue de bois.

Néanmoins, le PS est loin de faire plus belle figure. Car, la victoire n'est absolument pas à mettre à son crédit. Ses mensonges pléthoriques, sur une hypothétique région qui fait barrage aux sarkozysme relève du mythe. Car la France reste, et c'est heureux un État encore centralisé, héritage Jacobin. Ce qui réduit considérablement le poids des régions. Ainsi, tout part de l'État central! Jamais nos régions n'égaleront la puissance et l'autonomie des Landers allemands pris pour modèle par nos élites.
 Par ailleurs, il faut dire que les gens votent pour un président de région, pas pour un parti politique. Le désintérêt chronique des "petites gens" laisse la place aux (encore) nombreux militants UMP PS, qui ont de fait, tout le loisir de s'arroger la totalité de la scène politique. Le FN récoltant certaines voies des gens délaissés et dégoutés de toute cette politique . Non pas comme le disait Eric Besson, ce ne sont pas que des xénophobes, contre la construction européenne et contre la mondialisation. Car cela se révèle tout à fait inexacte: il omet le fait que ce sont aussi des gens désespérés qui ne se reconnaissent dans les programmes politiques. En outre, c'est bien beau de se faire le chevalier de l'anti-FN, mais c'était pourtant ce même parti qui était content d'avoir rallié à leur cause, les gens du FN, et maintenant, on les traite comme de vulgaires xénophobes simplement parce qu'il sont "retournés au bercail"
On ne vote pas donc, pour un programme, pas pour un parti. Cependant, c'est indéniable, cela met en évidence la popularité des barons locaux, ces mêmes barons qui, aujourd'hui forment le PS. Indubitablement, Royal a une forte popularité... En Poitou-Charentes ! François Hollande a une forte popularité... en région Centre ! C'est ça la réalité du PS actuel: des barons locaux populaires. L'exemple de Georges Frêche l'illustre à merveille. Le PS présente une liste à son encontre, et se prend une raclée monumentale (9%). Les gens n'ont pas voté socialiste, ils ont voté pour un bon président de région que doit être Frêche.

Nous nous devons aussi de comprendre le score des écolos. Car Europe Écologie surf la sur la vague quasi hystérique de l'écologie. Or, ces mêmes écolos, qui, des deux mains signent le Traité de Lisbonne, qui soumet l'Europe à un espace de concurrence acharnée et déloyale, favorisant de fait, les longs voyages en avion, en bateau pour que toute la pacotille chinoise arrive à bon port. C'est ça l'écologie ? Celle qui restreint de manière quasi dogmatique tout les investissements routiers en Ile-de-France favorisant ainsi les interminables embouteillages que subissent nos amis Franciliens? Et pourtant, partout cette pseudo écologie "verdâtre" pour reprendre l'expression de Nicolas Dupont-Aignan, a fait de bons résultats.
Toutefois, les écolos ne sont que les idiots utiles du PS . Lorsque que le PS a besoin des écolos pour gagner face à la droite comme ce fût manifestement le cas en Ile-de-France (26% Pécresse contre 23% pour Huchon), les socialistes s'allient. Or, quand le PS écrase tout sur son passage, sans accords au préalable, le PS fait cavalier seul comme en Bretagne, laissant Europe Écologie dans un score médiocre.


La France est rose. Mais le PS n'a pas de quoi pavoiser car sa victoire est avant tout celle de ses barons locaux, qui jouissent d'une popularité locale comme Frêche. C'est pourquoi ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, du fait d'égos surdimensionnés. La droite elle, se referme sur elle même, trouvant des excuses pathétiques pour expliquer son cuisant échec. Ces élections, dans la droite lignée des européennes n'auront en tout cas, certainement pas donné à nos politiques la crédibilité qu'ils ont perdu depuis bien longtemps.

dimanche 7 mars 2010

Le mirage De Villepin.

La classe. L'élégance. Ce que Sarkozy n'a pas, De Villepin l'a. Grand diplomate, énarque, Villepin est un homme des cabinets.
Après la folie de l'affaire clearstream, qui n'est que la face cachée des coups tordus qui se trament à l'abri des arcanes du pouvoir, Villepin est sorti grandi. Pourquoi, après son bref passage à vide revient il en force? Quels ont été ses moyens d'action? Ici, nous nous pencherons sur quelques faits qui tendent à montrer qu'assurément, de Villepin n'est pas une alternative crédible.

Commençons toutefois par un petit éloge. Car il est vrai, Dominique De Villepin, alias DDV, possède beaucoup d'atouts. D'une part, tout le monde s'accorde pour dire qu'il incarne cette certaine idée de la France chère à De Gaulle, cette envie de hisser la France au sommet. Avec ses nobles moyens il est vrai. Aussi, il porte sur ses épaules la carrure bonapartiste, l'homme fort, le leader. D'autre part, il incarne non plus théoriquement comme le PS, mais dans l'action, une opposition féroce à Nicolas Sarkozy.
Néanmoins, si DDV est sur le devant de la scène, c'est justement parce qu'il incarne cette résistance au roi Sarkozy. La soif de vengeance de ce dernier aura conduit Villepin a être populaire chez les antisarkozystes, sans pour autant avoir un vrai programme d'opposition, j'y reviendrai.

Mais arrêtons nous pour les compliments. Car le but n'est pas ici pour faire de la promo à DDV. Bien au contraire. Même si la rigueur nous impose toutefois d'être le plus objectif possible.
Premier point qui à mon sens, est la pierre angulaire de cette mascarade: le gaullisme. De fait, les politiques DDV inclu, se permettent à tort et à travers de faire référence à De Gaulle, à la grandeur du gaullisme. Car Charles de Gaulle est qu'on le veuille ou non, le dernier héros de notre histoire. Il a encore une grande place dans le cœur des Français, c'est indéniable. Par conséquent, bon nombre de politiques l'invoquent sans cesse. C'est le cas de Bayrou notamment. Je regardais intéressé un interview de Bayrou, quand celui ci a  le culot de comparer sa traversée du désert avec celle qu'a connu De Gaulle de 1946 à 1958 ! Je légitime ce qui m'arrive en faisant référence à de Gaulle, pour montrer aux Français que non, je ne suis pas mort. Ridicule.
Bien pire, dans les sommets de l'État, un homme a réussi à faire croire à tout le monde qu'il l'était: cet Homme, c'est Nicolas Sarkozy. Il est tout simplement aux antipodes de la définition gaulliste. Libéral, pro américain, rabaisse régulièrement la France à l'étranger (...), Sarkozy est tout sauf Gaulliste. Et pour cause, il le sait très bien, c'est pour cela qu'il a engagé le "gaulliste social" Henri Guaino comme plume et conseillé spécial. La aussi tout aussi trompeur. Car, jamais De Gaulle cependant son franc-parler, n'aurait pu dire que "l'Homme africain n'est pas rentré dans l'Histoire". La plume de Sarkozy n'est pas Gaulliste, pas plus que le perroquet qui les répète sans même savoir ce qu'il dit.

Dès lors, l'utilisation à tort du mot "gaullisme" se révèle manifestement fallacieuse. Fallacieuse parce qu'elle induit les Français en erreur. Évidemment, se réclamer du général de Gaulle, cela sonne vrai et honnête. Ça, tout les politiques le savent, et en jouent. Or, à mon sens, l'usage du terme "gaullisme" ne doit pas servir les intérêts d'une clique politique aux idées souvent contraires à celles de De Gaulle!
 De même, ce n'est pas parce qu'on se veut rassembleur que l'on est Gaulliste. Car le gaullisme constitue à lui tout seul un paradigme. Une vision de la France et du monde. Lorsqu'on lit le chef d'œuvre de Alain Peyrefitte "C'était De Gaulle", on se rend vraiment compte que le gaullisme, c'est avant tout la volonté de protéger les intérêts des Français, par une politique de grandeur et honnête. On a  d'ailleurs pour coutume de retenir sa volonté de payer lui même ses factures d'électricité.
Non, les idées de De Gaulle méritent mieux que d'être vulgarisées et utilisées par des gens Guaino et autres pseudo gaullistes.

Ainsi, après avoir analysé comment, au plus au sommet du pouvoir, le mensonge gaulliste s'est propagé, revenons au cas Villepin. Car la aussi, l'imposture est manifeste. Dès sa sortie du tribunal, fidèle aux bonnes habitudes, De Villepin se réclame du général, décrétant son envie de créer un grand rassemblement autour de lui. Très bien.
De Villepin gaulliste? Le général s'en retournerait dans sa tombe! Qui a apposé sa signature, scellant ainsi la quasi privatisation d'EDF alors qu'elle proposait une fourniture d'électricité encore très peu coûteuse à l'époque? Faire de grands discours à l'ONU c'est bien pour montrer à quel point on est obsédé par la grandeur de la France Toutefois, céder devant les directives de la dogmatique et très libérale Commission européenne, ça c'est pas digne de la grandeur de la France.
Continuons, les Français ont la mémoire courte pour tomber sous le charme villepiniste, car Villepin fût l'un des Premiers ministre le plus impopulaire de la Vème République. Logique, quand nous n'avons jamais été confronté à l'exercice du suffrage universel. Ironie du sort, Villepin me fait penser à toute cette clique de  technocrates Bruxellois qui  voguent dans les sommets du pouvoir européen, sans jamais être élus, et par conséquent, sans aucune légitimité.
Enfin et surtout: le CPE. L'argument économique est le suivant: les patrons recruteront plus facilement si les emplois sont plus flexibles. Jamais une réforme n'a pu à ce point, discriminer la jeunesse française. En d'autres termes, on a besoin de toujours plus flexibiliser pour donner un emploi (précaire) aux jeunes. Quitte à ce que ce soit un emploi d'un an, tant pi c'est un emploi quand même. Comme la formation d'apprenti, on travail beaucoup pour 600€ par mois, à ce prix là bien sur qu'il y'a du travail. En fait, le CPE consiste à faire payer à la jeunesse Française, les excès de la mondialisation totale, celle qui fait travailler des enfants asiatiques pour une bouchée de pain et qui concurrence de façon déloyale les travailleurs occidentaux. Or, au lieu de faire payer ça aux jeunes travailleurs, pourquoi ne pas de protéger nos emplois par une politique monétaire moins rigoureuse, ou encore par une taxe (carbone par exemple) aux frontières de l'Europe, pour renchérir le prix des produits chinois. Car ce dumping écologique, fiscal et social ne peut plus durer. Ou alors on persiste à offrir des emplois au rabais, précaire et peu rémunérateurs.
Au total, tout ces excès là, ce n'est pas aux jeunes Français de les payer ! D'autant que ces théories absolues et dogmatiques sont biaisées, la preuve, la baisse de la TVA dans la restauration devait créer 20000 emplois. Malheureusement, nous sommes encore loin du compte.

Au total, De Villepin est libéral, par conséquent, ses idées ne sont pas novatrices, et ne sont là non plus, aucunement similaires à celles de de Gaulle. Son image s'est construite grâce aux médias, qui participent à la politique "people". C'est pareil pour Fillon qui du jour au lendemain, se retrouve adulé par la presse Française, notamment par le Point.
Finalement, d'autres alternatives sont plus cohérentes et crédibles, Nicolas Dupont-Aignan par exemple symbolise cette droite honnête à mon sens parce qu'elle n'a pas été pervertie par les idées reagano-tatchériennes et parce qu'elle vise réellement l'intérêt des Français.


Malgré la haine qui les sépare, Villepin et Sarkozy ont les mêmes idées, aujourd'hui manifestement biaisées. Le villepinisme n'apportera rien de nouveau à la France, si ce n'est de nouveaux discours démagogiques et pseudo gaullistes sensés piéger les Français. Indubitablement, Villepin fait parti de cette droite conservatrice qui a trahi la droite gaullo-keynesienne qui fit pourtant  les grandes heures de la France. 

dimanche 31 janvier 2010

Dissidence.

On a pour coutume de retenir la célèbre action de Soljénitsyne  qui a courageusement fuit son État totalitaire et oppressant, qu'était l'Union soviétique. Laquelle d'ailleurs ne s'en retrouvera pas moins ébranlée.
Dans le paysage politique actuel quelques personnalités ont osé franchir le pas de la dissidence cependant que d'autres préfèrent rester dans leur moutonnerie. 
Les plus célèbres dissidents sont d'une part Mélenchon, qui au moins a le mérite d'être un vrai homme de gauche, accompagné d'un grand économiste qu'est Jacques Généreux. Le postulat de Mélenchon est simple, le PS est devenu quoi qu'on en dise, très libéral et depuis le tournant de la rigueur en 83, n'a plus vraiment d'idée. D'autre part, Nicolas Dupont-Aignan, là aussi en total désaccord avec son ex-parti de plus en plus européen et libéral, et de moins en moins Gaulliste.

L'État, dont la principale mission était d'assurer l'intérêt général, ne sert aujourd'hui plus que l'intérêt de ceux qui le dirige. C'est au fond, le principal mal de notre démocratie. Nous sommes perdus devant les intérêts de la classe politique, on ne sait pas qui veut être ou.
Exemple: Valérie Pécresse, chouchoute des zozos militants UMP, qui se présente aux régionales et qui part en campagne. Comment peut-on, en ayant une si grande responsabilité (celle de mener une politique cohérente pour les universités), penser à autre chose que ça. Le ministère ne lui convient t-il pas? D'autant que ce ministère est capital puisque les universités sont en voie d'être privatisées, il faut donc se dépêcher de trouver une solution voire une alternative. Toutefois, ici Mme Pécrèsse semble s'en foutre totalement. C'est une négation pure et simple de l'État... Évidemment, on peut rêver à une promotion,  l'ouvrier chez Renault peut espérer monter en grade. Mais là, à un sommet si élevé de l'État, est ce bien raisonnable? Non
En outre, on les voit se battre pour la chaise de conseiller régional, Pécrèsse et sa horde de lèche botte pro UMP accusant Huchon de ne rien faire. Comme si  elle allait tout changer... Mais à votre avis, quel peut être le slogan de campagne? "Avec moi tout va changer"? "Changeons tout ça ira mieux?". Non c'est "Changer, c'est possible."
 

BOO! Ne vous inquiétez pas, une fois de plus je vais tout changer !

Dès lors, comment peut-on encore avoir confiance en ces partis crapuleux. Même le modem... Bayrou, dans son très bon ouvrage "Abus de pouvoir " nous décrit la France sarkozyste telle qu'elle est aujourd'hui: magouilles, argent etc... Or, tout en traitant de cette politique, pas un seul mot sur l'Europe alors que le plus gros "abus de pouvoir" de Sarkozy, c'est d'avoir ratifié Lisbonne contre la volonté du peuple. Crime juridique, et moral. Le mutisme de Bayrou sur ce point est consternant. Mais on sait bien que le centre droit Français est connu pour ses positions libérales et atlantistes et européennes . Pauvre Bayrou par ailleurs: tout les membres du Modem s'en vont, en quête d'une plus grande popularité dans le parti du spectacle qu'est l'UMP. Ainsi, Bayrou se revendique à gauche, quand la gauche ne veut pas de lui et quand ses membres foncent vers l'UMP.  Autrement dit, on a un homme qui se veut de gauche , dont ceux qui sont de gauche ne veulent pas (en le qualifiant d'homme de droite notamment pour sa volonté d'instaurer une TVA sociale...) et dont les membres filent à droite. Pour la gloire sûrement n'est ce pas Hervé Morin, piteux ministre de la Défense... Comme quoi, ces partis ne sauveront jamais la France par exemple, tous disent  à chaque élections européenne "changer l'Europe'" Or, ce n'est pas avec 72 membres sur 570 et quelques qu'ils vont la changer l'Europe! Surtout avec un programme qui très souvent est sans queue ni tête. D'ailleurs que font les conservateurs européens au parlement actuellement?
Au fond, cette politique tripartite, UMP PS MODEM, n'a plus de sens, tous s'allient au parlement pour voter les mêmes directives, tous nous promettent constamment le changement.
Décidément et plus que jamais, l'avenir semble bel et bien promis aux dissidents...

dimanche 17 janvier 2010

Décéption.

J'ai été déçu par Nicolas Sarkozy. Déçu parce que je pensais qu'il pouvait changer vraiment les choses.  Un peu comme la gauche qui en 81, entendait changer la vie. Mais je n'ai qu'un reproche à lui faire: il est l'instigateur de la politique du spectacle. Celle qui consiste à pipoliser la politique. J'ai été déçu parce que je ne m'attendais pas à voir une personne comme Rama Yade au gouvernement. Ce sont des nominations démagogiques. D'autant que nous le savons tous, Sarkozy a placé Dati et Yade pour acheter la paix social et pour faire l'éloge de la diversité. Rien d'autre. C'est la même histoire que les quotas. On va accepter des gens issus de milieux pauvres parce qu'ils sont pauvres. Certains recevront l'agrégation parce qu'ils faisaient parti de ces quotas.
Toutefois cette politique est à mon sens dramatique. Dans le cas de Yade, laquelle je ne nie pas les compétences politiques (cachées sûrement), c'est tout à fait dramatique. Secrétaire d'État au sport... sans absolument rien connaître au sport. Quand on l'entend, on sent qu'elle a apprit sa leçon juste avant. Des fois ça dérape lorsqu'elle dit que la France s'est faite éliminée par l'Uruguay en championnat d'Europe...(non vous ne rêvez pas, l'Uruguay joue bien le championnat d'Europe).  Mais c'est d'autant plus grave que les responsabilités y sont elevées, le secrétariat des sports, c'est connaître les dossiers de candidature de la France pour l'organisation de championnats internationaux, c'est connaître l'état des lieux dans les stades, connaître les problèmes liés au hooliganisme etc...
Bref, cette politique des paillettes, du spectacle, les politiques faisant les unes des journaux s'en étonnant par la suite, c'est cette  politique là qui aujourd'hui fonce dans le mur et instaurée de toute pièce par Sarkozy.
Sur le plan économique, je suis déçu parce qu'il a vendu la France au monde de l'argent. Mais pas à cause du bouclier fiscal. Pourquoi? Parce que nous sommes actuellement dans un État trop gourmand en matière d'impôt d'une part, mais aussi par la faute de l'Allemagne d'autre part. De fait, l'Allemagne se fout complètement de sa demande intérieur, elle la déprime toujours plus pour se concentrer sur sa capacité exportatrice ( 2ème au monde derrière la Chine, environ 1000 milliards !).
Aujourd'hui, nous sommes dans une concurrence extrême que l'Union européenne a tant souhaité, ou les États, faute d'harmonisation fiscale se font une concurrence déloyale permise par "la concurrence libre et non faussée" instaurée depuis le traité de Lisbonne a un degré encore plus fort que Maastricht. De surcroît, l'Allemagne pense encore honteusement  à baisser ses impôts. Au total, la France est piégée, parce qu'elle est entourée de pays qui, à l'instar de l'Angleterre et de l'Allemagne ont des taux d'impôts toujours plus faibles. Il en va de notre compétitivité... Ce n'est pas tant le bouclier fiscal qu'il faut condamner, parce qu'il est nécessaire dans un climat concurrentiel poussé à l'extrême. Mais c'est cette politique de concurrence qui amène justement à ce résultat. L'un doit suivre l'autre sous peine de perdre en attractivité. En période de crise, il faut bien évidemment suspendre le bouclier pour préserver la solidarité nationale.
Non, Sarkozy de par son attitude face à l'argent a fait prendre un chemin a la France qui n'est pas le sien, celui ou l'on exalte les gens riches alors que notre modèle est basé sur une égalité, sur une solidarité. La politique sarkozyte est simplement une politique à petite échelle de ce qui se passe actuellement dans la parfaite Europe que décrive les eurobéats.

Qui est le plus con des deux? L'instigateur de cette exécrable politique, alias Barroso, ou le suiveur, qui doit se coucher sur les idées de son maître ?

jeudi 7 janvier 2010

Philippe Séguin est mort.

              Et la Gitane sans filtre aura finalement eu raison de toi...

C'est toute la France qui devrait s'en émouvoir. D'ailleurs les socialos lui ont rendu un bel hommage  force est de le constater. Un baron du Gaullisme nous a quitté, trop tôt. Bien trop tôt. Certaines mauvaises langues diront qu'il n' avait pas une très grande utilité, que ce n'était que la cour des Comptes... Or, à mon sens, Séguin était le seul vrai ministre. Les autres (ou presque) reste dans la politique des paillettes, du spectacle. Ne se préoccupent que de leur porte monnaie, ou de savoir dans quel verre boire son champagne ce soir.
Triste réalité certes, mais Séguin incarnait justement ce ministre qui n'était pas béni oui oui devant Sarkozy: mieux il l'accablait. Je pense notamment au refus de diriger la commission pour la libération de la croissance. Peut être pour refuser de contribuer à ce macabre virage libéral qu'est en train de prendre la France. De même, il n'a cessé de remettre des rapports contraignants pour le gouvernement, notamment celui de la suppression de poste de fonctionnaire. De là les nombreuses prises de bec avec Eric Woerth.
Un grand homme, qui s'est battu, qui a résisté, à travers des luttes, des discours mais aussi à travers un ouvrage (notamment) "De l' Europe en général, et de la France en particulier" co-écrit  avec Marie France Garaud, contre le traité de Maastricht, contre l'abandon de la souveraineté et bien d'autre choses. Voici un discours, du moins un bout qui résume parfaitement sa pensée, mais aussi à mon sens, la vérité :        « Voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne, se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice. »
C'était un homme du peuple, une homme qui s'occupait vraiment du peuple, en toute sincérité, il ne le faisait certainement pas pour la gloire. Il incarnait cette France un peu réac, qui est contre cette stupide loi interdisant de fumer dans les bistrots pour prendre un exemple simple. Un homme trop discret, mais qui nous a laissé de nombreux livres, qui pour la plupart, sont aujourd'hui plus que jamais d'actualité.
J'ose enfin espérer que sa mort, ne signifie pas la mort de la grande droite gaulliste qui fût la plus grande que la France n'ait jamais connue.

mardi 29 décembre 2009

Pourquoi le PS va "gagner" les régionales

                        Pourquoi ce parti morose va t'il réussir aux régionales?





C'est la juste réalité des choses. La vraie différence entre l'UMP et le PS, c'est que le premier est symbolisé pas un homme (Sarkozy). Dit autrement, les autres n'existent pas. Les ministres n'ont aucun pouvoir ça semble évident. Quand aux stupides secrétariats d'Etat n'en parlons pas ( Cf: Rama Yade aux Sports).
Or le PS lui, n'est rien d'autre qu'un conglomérat de grandes têtes politiques. C'est à dire que, contrairement à l'UMP, ce parti n'existe pas. Officiellement certes, mais du point de vue des opinions, il n'y a pas d'homogénéité. On le voit notamment avec un Benoît Hamon, qui est (secrètement) opposé à l'Union Européenne de Lisbonne, et une Martine Aubry qui fidèle aux doctrines de son père Delors, défend corps et âme toute construction européenne si mauvaise soit elle.
Néanmoins, le PS, je persiste et signe n'est absolument pas présidentiable. Je crois même qu'un Front National, dépouillé de ses penchants antisémites, et avec une rénovation positive du parti, peu croire à un bon score. Il en va de même avec un Front de Gauche toujours plus important (j'en consacrerai un article).
Quoi qu'il en soit, aux régionales, le PS peut largement espérer 20 régions même si l'UMP se vantera de fait, d'avoir gagné 2-3 régions. Ce conglomérat de têtes politiques à l'instar d'un Moscovisci ou Hollande, jouissent d'une forte popularité locale, bien qu'une petite minorité de Français ne connaissent dramatiquement pas leur président de région. De là cette possibilité de succès total aux régionales.
Le PS n'existe donc d'après moi, que en tant que regroupement de politiciens locaux talentueux, mais visiblement pas présidentiable en 2012.

dimanche 20 décembre 2009

Les écolos sont des mythos.


Etranges spécimens que les écolos français. Ce parti semble avoir piqué les voix des bobos, citadins parisiens au (défunt) PS. Prenez Europe Ecologie, c'est tout beau on fait 16%, on surf sur la vague verte mais ne s'est on pas demandé qui composait ce front écolo? Si, on le sait: Cohn Bendit, Bové... Ooops j'en ai trop dit. On a d'une part, un écolo (ultra?)libéral et fédéraliste à mort, et un écolo anti libéral et alter mondialiste d'autre part. Autrement dit, c'est comme si Le Pen et Besancenot faisaient front ensemble! Comment peut on allier, dans un même parti, un libéral et un anti libéral? L'un souhaite l'ouverture des frontières, le libre échange, l'autre veut éradiquer toute forme de Mc Do et veut protéger les terroirs Français (noble cause). Comprenne qui pourra!
Mais c'est pas tout, prenez Duflot, la voilà qui pavoise parce qu'elle prend le train pour se rendre en terre danoise. Elle convoque du monde regardez moi je pollue pas (ou presque). Sauf que le retour, un petit peu moins médiatique cependant, s'est fait en avion. Comme quoi, pour le confort, il semblerait que l'écologie ne tienne plus. C'est pas moi qui le dit c'est le Canard.
Pis, lorsqu'on voit ce grotesque Noël Mamère applaudir les militants de Greenpeace saborder le lieu sacré de la démocratie Français y'a vraiment de quoi se poser des questions. Pas qu'une d'ailleurs. Finalement, on a la gauche la plus conne du monde ça on le savait, mais on a aussi , à mon sens, le parti écolo le moins crédible d'Europe