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vendredi 11 février 2011

L'Ecole est-elle de gauche ?

Ce débat mérite d'être posé. Traiter la problématique de l'École dans son ensemble prendrait des heures, tant les problèmes qui la touche sont nombreux. C'est pourquoi je ne toucherai ici qu'un domaine, qui fait l'objet de nombreux débats et qui agite de nombreuses passions. D'un côté, nous avons les libéraux, qui estiment que l'École en général, et la fonction publique en particulier, est infestée de gens de l'ultra-gauche. Dès lors, il est clair, selon eux, que la pensée unique gauchiste apparente au sein de l'Éducation nationale tend à baisser le niveau des élèves, au nom de l'égalité. De l'autre côté, les gens de gauche qui estiment, selon la théorie bourdieusienne que l'école est aujourd'hui un lieu qui favorise d'inégalité, puisqu'elle permet aux bourgeois de se reproduire socialement.

A première vue, l'École est aujourd'hui, clairement de gauche. Il suffit de se balader dans les couloirs des Universités pour apercevoir de nombreux journaux et tracts des forces syndicales telle Force ouvrière, et même des petits prospectus vantant les mérites de la HALDE. L'idéologie dominante des Universités est de gauche. Les fonctionnaires en général, et les professeurs en particulier constituent clairement la clientèle principale du Parti socialiste par exemple, qui a perdu l'électorat ouvrier/employé depuis bien longtemps. Si bien que lorsque le gouvernement tente de supprimer des postes de professeurs, le Parti socialiste crie au scandale, tout en sachant pertinemment que le nombre de professeurs à largement augmenté - les moyens avec - alors que le nombre d'élèves baissait. L'Éducation n'est pas qu'une simple affaire d'argent, il convient également de prendre en compte le facteur d'efficacité et de cadre : pourquoi les filières professionnelles sont si mal vues ? Le collège unique est t-il efficace ? Bref, il faut d'abord redéfinir le cadre dans lequel les jeunes élèves étudient, et non pas déverser des milliards dans un système qui, me paraît être à bout de souffle.

Toutefois, si l'idéologie - dominante - des professeurs est clairement de gauche, ce n'est pour autant que les les programmes le sont pour autant. C'est la critique fondamentale que l'on peut adresser aux libéraux qui pensent que la France enseigne l'économie de manière très "gauchiste". Dernièrement, Olivier Vial, président de l'UNI protestait contre cela, en disant qu'on donnait, entre autre, une mauvaise vision de l'entreprise dans le programme. Or c'est pourtant l'inverse que l'on peut constater. Car les programmes ne sont pas du tout élaborés sous le prisme gauchiste. Ainsi, en classe de 1ère ES, le tiers du programme est consacré à l'étude du marché, à l'enseignement de la théorie de la concurrence pure et parfaite. En terminale ES, une large partie de l'année est consacrée à la mondialisation et au commerce international, à la notion de PIB, ainsi qu'au volet économique de la construction européenne. De surcroît, l'entrée en faculté d'économie s'accompagne directement d'un enseignement de la micro-économie libérale : théorie du consommateur et du producteur, notion d'homo œconomicus et de l'homme rationnel. En d'autres termes, ce sont les fondements de l'économie libérale qui sont, d'emblée, enseignés dans le supérieur. En outre, la théorie keynésienne commençait à être de moins en moins évoquée avant la crise. D'autres - moins chanceux, comme Marx notamment, sont  bannis de l'enseignement supérieur (!). Bref, sans même être exhaustif, l'on comprend bien que l'enseignement au lycée, comme à l'Université n'est nullement  présentée sous le prisme gauchiste. Par ailleurs, il est absurde de dire que le système scolaire formate les enfants de sorte qu'ils deviennent des "amoureux" de l'État. Les enfants n'écoutent pas systématiquement ce que les professeurs disent, ceux-ci votent bien souvent en fonction du vote familial. La catégorie socio-professionnelle des parents influe bien plus sur la pensée politique - quand il y en a une, bien entendu - de l'enfant que la pensée de soi-disant idéologues gauchistes. Ce faisant, les thèses de M. Vial témoignent d'une profonde mauvaise foi et largement teintées d'idéologie.  Or, il existe pourtant un réel reproche que l'on peut faire aux pédago bourdieusiens, sans pour autant sombrer dans le dogmatisme.




L'Ecole de la IIIème République.

En effet, il convient maintenant d'aborder la question de la baisse  du niveau. Celui-ci résulte de deux facteurs ; d'une part une obtention massive du baccalauréat (87%!), et d'autre part, l'absence de concours à l'entrée des Universités. Ces deux facteurs conjugués à la pression de syndicats comme l'UNEF tendent à baisser irréversiblement le niveau. D'abord parce que le baccalauréat n'a plus vraiment de valeur intrinsèque, mais aussi parce que tout le monde peut intégrer l'Université ; pour des résultats que l'on sait médiocres pour la plupart. Ceci occasionne surcharge du nombre d'élèves dans les groupes de TD, handicapant par la même les élèves "moyens", et gâchis d'argent pour l'État. Revenons sur un exemple flagrant qui convient d'être énoncé : dès lors qu'une Université tente, un tant soit peu, d'élever le niveau, en supprimant les rattrapages lors de la 1ère année par exemple, les UNEFiens crient au scandale. Comme si rétablir un minimum de méritocratie se faisait au détriment de l'égalité des chances. Mais malheureusement, la vraie inégalité des chances réside en ce que chacun souhaite faire de son temps. Il y a, en effet, la possibilité pour tous de réussir dans une Université publique et (quasi) gratuite dès lors que l'on souhaite apprendre et comprendre. Il y a ceux qui travaillent et qui consacrent du temps à leurs études, et d'autres qui ne veulent pas travailler. A cet égard, on doit comprendre que l'Université n'est pas un lieu ou tout doit être fait pour que l'on décerne des diplômes à tout le monde, cela doit rester un lieu ou l'on mérite ses diplômes. On ne peut pas éternellement continuer de brader des diplômes d'État pour rétablir une prétendue égalité des chances, car fondamentalement, on ne fait que faire fuir les plus intelligents vers les grandes écoles écoles, ou même des écoles de commerce. Ceci explique  - partiellement, il est vrai -  pourquoi la France possède bien moins de titulaires du Doctorat que l'Allemagne. Il serait peut-être temps de se rendre compte que c'est parce que l'Université n'attire plus.

Pendant que la gauche pédago et la droite libérale se déchirent, une grande gagnante semble se frayer un chemin dans l'enseignement. Ainsi assistons-nous, depuis plusieurs années, à l'arrivée de l'Union européenne dans les programmes scolaires et extra-scolaire. Option dite "européenne" au collège et poursuivie au lycée (classes dans lesquelles on distribue, entre autre, des posters retraçant la grandiose épopée européenne), enseignement massif de l'Europe sous toutes ses formes dans les Universités ainsi que dans les IEP. Le principe est parfaitement simple : faire voyager pendant une ou deux semaines ceux qui ont choisi ladite option dans le cadre du cours. De fait, n'importe quel jeune étudiant associera les joies de voyager au mythe de la grande et belle Europe. On ne dira cependant jamais qu'auparavant, il suffisait simplement de se munir d'un passeport et d'un visa pour y aller. Mais, ça ne s'arrête pas là ! Une Université comme celle de Rennes est directement subventionnée par la Commission de Bruxelles pour que celle-ci enseigne l'Europe. Comme cela se traduit t-il ? Par de l'Europe sous toutes ses formes : sociologie, droit, économie. Un bourrage de crâne méthodique, qui prend parfois la forme de propagande (posters distribués etc.) qui a désormais toute sa place dans l'enseignement scolaire sans que personne ne dise quoique ce soit. Repentance, enseignement massif de l'Europe peuvent être mis au crédit de la gauche pédago, qui associe à tort nation à guerre, et Europe à paix.

Ainsi donc, nous l'avons vu, si le fond idéologique de l'École est clairement de gauche, il n'en découle pas forcément des programmes de gauche. Le réel problème se situe dans la baisse du niveau, et pose la question fondamentale : voulons nous une École d'excellence pour demain, ou une École au rabais, qui décerne des diplômes à tout va ?

dimanche 26 septembre 2010

Rentrée agitée

Nicolas Sarkozy a surement passé les pires vacances de sa vie. Malgré la luxueuse demeure "Cap-négrienne" de Carla, la quasi guerre civile, l'affaire Bettencourt, et aussi les retraites ont miné les vacances présidentielles. Pour couronner le tout, la grève du 7 septembre remet une nouvelle fois le pays dans un état de paralysie. Cela dit, loin de la vision bien-pensante - notamment socialiste - que les médias véhiculent, la plupart de ces affaires recèlent de non-dit. Certes, ces vacances ont affaibli le pouvoir actuel, de par les évènements qui se sont succédés et que j'ai succinctement évoqué plus haut. Néanmoins, et encore une fois, cela ne profite absolument pas au Parti socialiste, faute d'idées crédibles à présenter.. Le bipartisme qui s'est installé dans la démocratie française ( mais pas que ) a largement rendu le débat public très simpliste : si l'UMP dit blanc, le PS dit noir. Et c'est comme ça depuis des années. Ainsi, alors que l'Union nationale aurait dû être décrétée lors de la quasi guerre civile à Grenoble, les socialistes n'ont pas trouvé mieux que critiquer la politique dite du "tout-répressif" qui est tout à fait fausse. Nous y reviendrons bien évidemment. De même, bien qu'un billet ait déjà été rédigé à propos des retraites, il convient d'y revenir brièvement, notamment à cause du lien qui l'unit avec la manifestation récente du 7 septembre.

D'abord les évènements grenoblois. Ce qui s'y est passé est extrêmement inquiétant, à plus forte raison lorsque le ministre qui est sensé s'en charger se révèle incompétent. Car oui, Nicolas Sarkozy est président, mais il ne peut pas tout faire. Et, comme beaucoup il s'entoure de ses amis au gouvernement. Ça donne des Christian Estrosi, et des Brice Hortefeux, des nuls donc, pour parler très crûment - contrairement à Woerth dont nous évoquerons le cas plus loin. A force de vouloir s'entourer d'amis, Sarkozy a oublié de s'entourer de gens compétents en privilégiant la simplicité   plutôt que des gens comme Xavier Darcos ( grand léttré ) par exemple. Les échecs cinglants ne manquent pas : Dati, Joyandet etc qui décridibilisent fortement le gouvernement. Mais revenons au conflit grenoblois. Ceux-ci sont très alarmants dans la mesure ou les évènements sont de plus en plus violents et témoignent d'un profond "sans-gênisme" de ces barbares, et ce, pour plusieurs raisons. D'abord, la police ne fait plus peur. De fait, le nombre de policier baisse de plus en plus afin de permettre au gouvernement de faire quelques économies misérables - 50 millions -, quand, dans le même temps, on accorde 17 milliards (!) d'aide à la Grèce. Dès lors, la désertion progressive des forces de police tend indiscutablement à son inefficacité, étant incapable de répondre à la demande de sécurité des français. Or justement, les français n'ont jamais autant ressenti le besoin de sécurité. La justice, quant à elle, ne fait plus peur non plus. Elle ne fait plus peur parce qu'elle ne sanctionne plus. En effet, depuis des années, la prison est vue comme un mal qu'il faut éviter au maximum, et que personne ne mérite de purger de longues peines. Alors on libère des criminels après seulement la moitié du temps de peine requis, on supprime la double peine qui permettait à l'État de renvoyer les étrangers qui semait le trouble sur le territoire, on a également supprimé la peine de mort sans la remplacer par aucune mesure dissuasive. Bref, nous avons à faire à une justice de plus en plus laxiste, des prisons de plus en plus chargées, des policiers de moins en moins nombreux, mais une insécurité qui est de plus en plus manifeste.

Venons en maintenant à l'affaire Bettencourt. Cette affaire met en lumière les différentes magouilles qui se passent au sommet du pouvoir. Pour autant, je soutiens Eric Woerth parce qu'il est un homme compétent. Le problème d'aujourd'hui, c'est qu'on s'étonne encore qu'il y ait des affaires. Or, les affaires et les magouilles ne sont pas l'apanage de Nicolas Sarkozy lui-même. Seul De Gaulle peut se vanter de n'avoir jamais pris dans les caisses de l'État. De fait, entre l'emprunt de Giscard qui ont ruiné les finances publiques au profit des rentiers, les "affaires" sous la sacro-sainte gôche humaniste mitterandiste, les emplois fictifs sous Chirac. (...). De même que nous savons tous que les milieux financiers ont de réels pouvoirs sur les politiques. La promiscuité est tout à fait choquante mais pas nouvelle. Par exemple, il y a 20 ans, M. Mitterand ne s'était pas interdit de faire rentrer Bernard Tapie au gouvernement en tant que Ministre de la ville, le copinage n'est donc pas spécifique à Sarkozy, mais à la quasi totalité des présidents que nous avons eu.



M. Bernard Tapie

Aussi, Eric Woerth s'applique simplement à proposer une réforme qui n'est pas la sienne mais celle de Raymond Soubie. Ce n'est pas son projet à lui à proprement parler. De même que cette idée de décalage de l'âge de la retraite n'est pas nouveau. Des économistes influents comme Christian Saint-Étienne, Jacques Attali proposent le report depuis pas mal d'années déjà : ce n'est donc pas une réforme tombée du ciel. Toutefois, Sarkozy avait juré ne pas avoir voté pour reculer l'âge de la retraite. Alors, qu'est ce qui peut l'avoir fait changé d'avis ? Très simple, c'est la pression mise par la Commission européenne sur la France pour que cette dernière recule l'âge légal de la retraite. Celle-ci, depuis des années se bat pour que la France quitte les 60 ans et un ami blogueur le rapporte très bien : [ La France se doit ] "d’entreprendre sans tarder une réforme complète de son système de retraite, afin d’en assurer la viabilité financière et d’élever l'âge effectif de la retraite", nous dit un rapport un rapport rendu à la Commission européenne. Par ailleurs, même sans cotisation au préalable, il était possible de partir à la retraite à 65 ans. Or, l'une des réformes les plus dégueulasses sous l'air Sarkozy consiste à faire passer cet âge à 67 ans. On pourrait nous rétorquer que de nombreux profiteurs bénéficient de ce système. Mais non, d'après une étude, le montant des retraites prises à 65 ans avoisine les... 400€ ! Le PS dans cette histoire est aux abonnés absent. Préférant faire de la récup' et s'associer aux syndicats pour la retraite à 60 ans. Évidemment, l'idée selon laquelle si ils sont élus en 2012 on remettra la retraite à 60 ans n'est que pure mystification. Ce n'est qu'un grand rideau de fumée qui cache le manque d'idée du PS, incapable de trouver des solutions autrement que par des taxes et des impôts.
Aussi y a t-il une volonté politique de Sarkozy de montrer au monde entier et, a fortiori, aux marchés que la France est réformable. Expliquons-nous. Il a entreprit une réforme des retraites sensée ramener le régime à l'équilibre. Bien. Si, à cause des grèves, Sarkozy fait marche arrière, ce serait un message très net aux marchés : la France est irréformable. Les investisseurs douteraient et les agences de notations nous dégraderaient. Les banques n'attendent que ça : pomper toujours plus le contribuable et la collectivité par le biais de taux d'intérêts élevés. 

C'est ce qui se passe en Grèce : 10% pompé sur le peuple grec. Là aussi, les politiques préconisées par le FMI et la Commission sont largement responsables de ce désastre. La Grèce est en dépression, et les émeutes continuent à Athènes. Or, la Grèce aurait pu dévaluer sa monnaie et ainsi atténuer le poids de la rigueur qui s'abat sur elle De toute façon, on a beau nous expliquer que ça aurait été pire, avec le drachme, rien n'est pire qu'une rébellion sociale due à une dépression comme c'est le cas actuellement. Pourquoi s'ingénier à garder l'euro en Grèce ? Parce que le fétichisme de la monnaie forte est largement rependu dans les couloirs de Bruxelles et du FMI. Une monnaie doit être forte, car elle permet aux détenteurs de capitaux d'avoir plus d'argent dans un panier de devises étranger. Admettons qu'un euro = un dollar. Si l'euro par la suite s'apprécie et monte à 1.5$. Cela veut dire qu'au lieu de n'avoir que que 2$ avec 2€ nous avons 3$ !  Plus l'euro s'apprécie face au dollar, plus les rentiers voient leurs pouvoir d'achat en zone dollar augmenter. Mais moins les petits exportateurs peuvent vendre leurs produits à l'étranger, puisque le taux de change leur est alors défavorable,  rendant l'export bien plus couteux, et par la même, conduisant à une baisse de compétitivité des entreprises. Lors de la crise russe faisant suite à la chute de l'URSS, le FMI a longtemps interdit à la Russie de dévaluer le rouble pour stabiliser la monnaie, persuadés que stabilité monétaire = stabilité politique - Trichet en est lui aussi convaincu. Bien que l'économie russe ait été complètement asphyxiée et le pays au bord du chaos, le FMI n'en démordait pas. Après des années de dépression, le gouvernement dévalua le rouble, et pu enfin retrouver le chemin de la croissance. Bref, la monnaie forte favorise les détenteurs de capitaux, le rôle du FMI et de la Commission est de faire bouffer des années de récession au peuple grec pour protéger la monnaie et par la même, les rentiers. L'UE peut se targuer de respecter les droits de l'homme et toutes autres niaiseries de ce genre. Foutaises : elle n'a que faire du peuple. Oui les grecs ont triché, mais les espagnols, et  les irlandais ? Pourtant, ces deux derniers avaient de faibles taux d'impôts sur le revenu et les sociétés ? Le paradis pour nos amis bruxellois ! Qu'ont-ils à dire pour leur défense ? Rien. C'est dommage, car ce n'est pas le cas grec, on ne peut pas mettre leur crise sur l'autel de la triche. Non là ils sont simplement victimes d'une monnaie adaptée pour personne, et sur laquelle on voue des populations entières au chômage de masse, et à la régression sociale. Cela dit, les délires bruxellois continuent de plus bel. Derrière ces gesticulations permanentes du président, et de cet afflux d'information, on en oublierait presque que l'UE va désormais examiner avant les Parlements démocratiquement élus les budgets nationaux. Seul le site Boursorama en a parlé, ou presque.  Autrement dit,  dans la discrétion la plus totale, la France vient une nouvelle fois de se soumettre aux exigences de la Commission. C'est d'autant plus fâcheux que nous allons donner ce pouvoir à des gens non-élus et qui ont déjà gravement fauté lors de la rédaction du traité de Maastricht en ne se préoccupant que de la dette publique. Or, si l'Espagne (par exemple) est dans un profond marasme c'est précisément à cause de la dette privée ! Ce sont donc à ces mêmes illuminés ultra-libéraux que nous allons donner ce pouvoir. Dorénavant, pour voter un budget, il faudra que la clique Barroso/Von Rompuy ( qui ne représente absolument personne ) donne son feu vert...


En Grèce, le FMI et la Commission qui imposent l'euro fort sont en train de mener le pays à une régression sociale sans précédent. L'Irlande et l'Espagne sont eux aussi dans une état critique (plus de 20% de chômage en Espagne !).


Lors de cet été, nous avons également pu mettre au premier plan l'échec de l'Europe de Schengen qui institue la suppression des frontières entre les États membres. Évidemment, les bien pensants voient dans cette suppression une formidable aubaine pour l'Europe fédéraliste, à l'instar de Denis Olivennes qui croit encore que frontières est forcément associé à barbelés et militaires. La France offre - et c'est tant mieux - des aides généreuses aux plus démunis. Elle est donc une terre privilégiée pour les immigrés. Or aujourd'hui, notre modèle social est en quasi faillite. Mais nous continuons à importer la misère venue de l'étranger, alors qu'il subsiste déjà 40% de chômage dans certaines banlieues ! Dit autrement, nous importons des chômeurs, nous importons la misère. Au lieu de tout faire pour trouver du boulot à nos jeunes de banlieues, on préfère surcharger les banlieues et continuer à ouvrir les frontières à l'Europe pauvre. Oh bien évidemment, les belles âmes ont été choqué par cette politique pseudo-vichyste. Les États-Unis par exemple. Rappelons toutefois que, les États-Unis ont un mur de 1000km qui les sépare du Mexique. De ce point de vue, inutile de jouer les grands défenseurs des droits de l'homme, sans parler de Guantanamo. Que chacun balaye devant sa porte avant de donner des leçons de morale. Les roms étaient en situation irrégulière sur le territoire français, il n'y a donc aucune raison de les garder, ceux-ci étant plus que susceptible de commettre vol, agression (etc...). On peut d'ailleurs se demander si ce n'est pas plutôt le président roumain qui devrait être accusé, car c'est trop facile de laisser une partie de sa population (non-désirée) s'enfuir. Ceci permet de ne pas voir les réels problèmes d'intégration de cette population en Roumanie. Et ce, malgré les milliards donnés par l'UE. 

En tout état de cause, ce qui s'est passé en France, ce n'est qu'un simple respect des lois républicaines. En revanche, ce qui est dommageable, c'est qu'une nouvelle fois, le gouvernement ait fait son beurre sur les expulsions, manœuvre politicienne ayant pour but de nous faire croire qu'aujourd'hui, il peut encore agir et qu'il est encore capable d'exercer sa souveraineté.


mercredi 28 juillet 2010

Contribution à la critique de Frédéric Martel

On ne se lasse plus de ces donneurs de  leçons. Dans un papier, Frédéric Martel - qui je reconnais, m'était alors inconnu -  expose sa thèse selon laquelle les français devraient se mettre au plus vite à l'anglais. L'anglais moderne, le français has been. Telle semblerait  être la thèse de ce sinistre personnage dont le torchon a été publié par Le Point dans le "rayon" Culture (!)
Je n'ai jamais commenté les articles des autres blogueurs ou journalistes. Je n'en ai pas la prétention, et ce n'est pas l'objectif  premier de ce blog. Toutefois, cet article de Martel foisonne de lieux communs, de contradictions, de paradoxes, mais surtout symbolise la pensée unique mondialiste qui souhaiterait adapter la vieille France à la mondialisation néolibérale anglo-saxone. Le marché est actuellement régie par les règles néolibérales tout droit venues des États-Unis. Ainsi les français devraient t-ils s'adapter à la langue anglaise, langue du marché, langue moderne.
Pour ceux qui n'auraient pas lu ce chef d-œuvre de leurs propres yeux je le joins ici. Pour les autres, je vais reprendre une liste non exhaustive de ses meilleurs passages, tout en les commentant plus bas.

Sans avoir peur du ridicule, Jean-Pierre Raffarin veut aussi limiter l'expression en anglais des patrons francophones du FMI, de l'OMC et de la BCE."

Des conneries, Raffarin en fait c'est indéniable. Toutefois, émettre l'idée que le français devrait être exclu des grandes institutions internationales est un non-sens. Et Raffarin l'a compris. Ainsi, lorsque Jean Claude Trichet arriva à la tête de la BCE grâce (ou à cause) des pressions provenant de Chirac et du Quai d'Orsay, il déclara "I'm not a French man" (qui lui valu d'ailleurs très justement le prix de la carpète Anglaise). C'est à cause de remarques comme ça que le Français se replie partout dans le monde. Que des grandes institutions soit menées par des Français qui nient presque leur propre langue, c'est quand même très fâcheux. Il apparait clair que les expressions anglaises en tout genre sont en train de tuer le français à petit feu. Ce qu'il y a d'étrange, c'est sa capacité à juger une langue. En quoi par exemple, dire hello serait t-il plus moderne que de dire bonjour? Si la langue française ne connaît pas le mot Smartphone, pourquoi essayer de l'imposer ?

"Si les Français veulent exister dans le monde d'aujourd'hui, ils doivent parler anglais. En Europe, ils ont perdu la bataille de leur langue car il est acquis que l'anglais est devenu, de fait, la langue commune de l'Union européenne (47 % des citoyens de l'Union le parlent). Aujourd'hui, moins de 25 % des documents de l'UE sont rédigés en français, quand il y en avait 50 % il y a vingt ans. Sur le terrain, la réalité est plus fragile encore : le français est de moins en moins parlé en Europe et la seule culture populaire commune aux jeunes Européens, c'est désormais la culture américaine"

Ce passage est extrêmement nauséabond. Car non, justement, si les Français veulent exister, ils doivent conserver leur culture. Le grand Fernand Braudel note quelque part  "La langue française est exceptionnellement importante. La France, c’est la langue française." En d'autres termes, selon Braudel, l'identité nationale française passe avant tout par sa langue. Si l'on abandonne cet héritage pour sombrer dans ce modernisme puant, nous sombrerons indiscutablement dans la grande masse mondiale anglo-saxone. Autrement dit, nous ne deviendrons plus rien. Si ce n'est un petit pays d'environ 70 millions d'habitants largement aligné sur le modèle américain.
Deuxième argument, Martel nous explique que le français est mort dans les institutions européennes. Le lecteur habitué de ce blog le sait déjà. Mais il sait aussi que si il s'éteint, c'est à cause du renoncement de ses élites à imposer une Europe à consonance française. Nous  ne devons jamais oublier que l'Europe reste et restera toujours une construction franco-allemande basée sur la coordination entre De Gaulle et Adenauer pour lutter contre justement, cette même menace anglo-saxonne. Cependant, l'entrée de l'Angleterre dans l'UE, contre la volonté de De Gaulle dans le marché commun, et de surcroît sans aucune concession du côté Anglais marquera les débuts d'une Europe toujours plus libérale, mondialiste, et soi-disant moderne. Toutefois, les français n'ont jamais été emballés par ce mode de société: ainsi ont t-ils toujours été défiants vis-à-vis de ce modèle, fondamentalement aux antipodes de leur culture. C'est donc devant la volonté des élites mondialisées - dont Martel semble manifestement faire partie - que nos dirigeants se couchent à Bruxelles. Martel nous dit bien qu'à peine 25% des documents sont rédigés en anglais. On connaît la suite dramatique, les élites toujours de plus en plus anti-nationales pro "gouvernement mondial" lâcheront de plus en plus du terrain et laisseront les anglais infiltrer toujours plus notre culture. Pour enfin, arriver jusqu'à la mort à petit feu de la langue française dans un espace - l'Europe - dont la France est pourtant la fondatrice (!)
En outre, inutile de se glorifier de notre jeunesse de plus américanisée. Certes, les jeunes portent des Converses, mangent Mc Do (...) mais restent toujours aussi nuls en anglais. Apparemment, et n'en déplaisent aux élites, les français ne seront jamais bons en anglais. Cela dit, ce ne serait que rendre la monnaie de la pièce tant on sait que les anglais parlent à peine français. Et indubitablement, le français est bien plus complexe,  bien plus compliqué - parce que bien plus riche - à apprendre que l'anglais.


 Frédéric Martel, digne représentant des élites mondialisées.


"(...) Nos exportations de livres diminuent : à part les marchés francophones, en Belgique, en Suisse et au Québec, qui constituent à eux trois presque 60 % de nos ventes de livres, nous déclinons presque partout dans le monde"

Indiscutablement, nos exportations de livres baissent dangereusement. Mais la faute à qui ? On ne peut que se gausser devant la nullité des auteurs actuels qui envahissent nos bibliothèques: de Marc Lévy à Guillaume Musso en passant par Anna Gavalda. Ainsi, force est de constater que notre "tissu" d'auteurs français se révèle très médiocre, et que par conséquent, ils s'exportent moins. Toutefois, je ne vois pas quel auteur d'origine anglo-saxonne peut se vanter d'être un cran supérieur... Tout en sachant que les anglais n'ont jamais eu un écrivain capable de rivaliser avec les plus grands auteurs français dont l'apport historique et culturel a été immense. Bien sûr, les anglais ont eu de grands écrivains: Hobbes, Locke, Wilde. Mais que pèse ce petit nombre de grands auteurs face à ces si nombreux génies que la France a porté: Hugo, Chateaubriand, Balzac, Zola, Voltaire, Rousseau. Et lorsque Martel s'en prend au français, on ne peut que se sentir ecoeuré tant notre patrimoine littéraire est l'un des plus riche au monde. Et ce sont ces auteurs là qui ont contribué à la beauté de la langue française, langue précise, langue géniale.

"La force de l'anglais vient aussi des nouvelles technologies, Google, Yahoo!, l'iPhone et Facebook ayant été inventés par les Américains, pas par nous"

Il faudrait préciser à Martel que personne ne nie la supériorité des américains dans le domaine de l'innovation. Personne. Depuis la chute de Londres, ce sont les États-Unis qui sont désormais le cœur du capitalisme mondial plus précisément Los Angeles et sa Sillicon Valley. Ils conservent (encore) leur capacité à attirer les cerveaux du monde entier. Toutefois, je dis cela en toute logique économique et de façon totalement objective. Or, on voit bien ici la capacité concrète des élites mondialisées à sacraliser les États-Unis quoiqu'ils fassent et de manière très peu objective. Autrement dit, Martel ne manque pas de nous rappeler qui est le dominant, qui est le dominé. Pour le dire de manière plus brusque, ils inventent tout, nous  français n'inventons rien. Mais ce n'est pas si simple: certes les États-Unis innovent, mais depuis Reagan, - et Todd le raconte très bien - ils vivent au crochet du monde. Le monde produit pour eux, travaille pour eux. Symbole d'une puissance qui, peut-être achète des Iphone à tout va, mais qui est sur un déclin inéluctable. Ce faisant, nous n'avons rien à envier à une société qui se tue à petit feu, en devenant une menace pour le monde entier, comme le rappelle très justement Emmanuel Todd. Néanmoins, nous savons que le modèle anglo-saxon a été mis à mal par la crise. Alors à quoi bon apprendre une langue qui va bientôt s'éteindre elle aussi, du fait de l'émergence de la puissance Chinoise. Apprendre l'anglais alors que le modèle anglo-saxon ne sera certainement plus d'ici peu, à quoi bon ? C'est pourtant un paradoxe bien réel, mais qui n'a pas l'air de troubler Martel plus que ça.

"Quant à Nicolas Sarkozy, on a honte que, dans les sommets internationaux, il soit le seul à avoir besoin d'une oreillette".

En vérité, c'est tout le contraire ! On devrait plutôt se féliciter du fait que notre président ouvertement américanophile ne soit pas de surcroît parfaitement bilingue. Les français ont besoin au moins d'un président qui représente la Nation et donc la langue. En tout état de cause, un chef d'État français s'exprimant en anglais serait un grave contresens historique, et une défaite sans précédent. On retiendra aussi du Général de Gaulle sa méfiance vis-à-vis de l'anglais. Ainsi prononçait-t-il "bébécé" au lieu de BBC. Question de fierté sans doute. Mais aussi question de respect envers son Pays, marquant par la même, la volonté française de ne pas sombrer dans l'uniformisation engendrée par la mondialisation.

Provocant, arrogant. C'est en ces termes que nous pouvons qualifier toute cette clique d'élite mondialisée. La France est une grande nation, un grand peuple. Elle n'a nullement besoin de recevoir des directives venant de technocrates apatrides non-élus, elle n'a, a fortiori aucunement besoin non plus de leçons venant d'élites mondialisées, dont la seule mission est de faire croire que la France n'est plus rien, pour mieux lui faire accepter l'uniformisation et la standardisation. Notons que l'Union européenne n'est qu'une marche de ce que les élites veulent: un monde sans Nation et avec le marché comme norme sociale et économique.
Quant à la langue française, elle est presque à elle seule le symbole de notre immense culture, tant sur le plan historique que littéraire. Elle est notre bien commun à tous, n'en déplaisent à ces donneurs de leçons.


dimanche 13 juin 2010

De la démocratie en Russie et en Chine

Nous le savons, et l'Histoire nous l'enseigne, que la puissance dominante impose sa vision de la société et même du monde. Ainsi en était t-il de la France napoléonienne, qui début 19ème voulait exporter son modèle de société (lui même basé sur celui de l'empire Romain) avec pour pour principal argument son Code civil.
Comme le disait Thucydide, l'Histoire est un perpétuel recommencement. A ce titre, les puissances grandissent, s'exportent même. Du temps de la guerre froide, les 2 modèles capitalistes et socialistes voulaient s'exporter et imposer leur hégémonie, pas plus l'URSS que les États-Unis par ailleurs qui prétendent incarner les droits de l'Homme et la démocratie. Du moins, les manuels d'Histoire aiment à raconter que les États-Unis incarnent le pays des libertés, tandis que l'URSS le pays des restrictions. Beaucoup nous expliquent doctement que la Russie est une dictature, sans même comprendre  la nature et la composante de cet État géant. Il en va de même pour la Chine, qui est elle aussi sujette a cette critique.

Qu'est ce que la Russie aujourd'hui ?
Un grand pays sans nul doute. Non nous pouvons même ajouter LE plus grand pays au monde par sa superficie. Plus de 17 millions de kilomètres carrés. Une démographie chancelante (140 millions actuellement, déclinante chaque année), une économie qui dépend surtout de l'exportation des hydrocarbures (immenses réserves de pétrole, de gaz naturel notamment en Sibérie) mais aussi de l'industrie de l'armement auprès d'États tiers, un peuple néanmoins ressoudé devant un chef qui a restauré une fierté entamée par la période Boris Eltsine où le niveau de vie chuta considérablement et où des pans entiers de l'économie furent aux mains des oligarques eltsiniens, souvent de suroît proche des milieux occidentaux.

Alors cette Russie-là, tenue avant 2008 d'une main de fer par un Vladimir Poutine à la popularité toujours sans une égratignure, maintenant dirigée par un Dimitri Medvedev dans le discours bien moins virulent et autoritaire que Poutine, avons-vous intérêt à nous en rapprocher? Plus que jamais: notre intérêt de Français doit être dans le fait de recouvrer pleinement et entièrement notre souveraineté nationale dans tous les sens du terme. Cela n'exclut pas, à terme, une remise en question tant de notre appartenance à l'OTAN qu'à l'Union européenne. Toutefois, si cela peut paraître audacieux, nous dirons ceci: celui qui ne tente rien, n'aura rien. Alors certes, il serait pour le moment sans doute un peu hâtif - pour prendre l'exemple précis de l'Union européenne - de supposer un éventuel futur retrait (prévu par une clause du Traité de Lisbonne !). Il serait évidemment plus utile et plus raisonnable - pour le moment - d'essayer d'infléchir les politiques déraisonnables, politiquement, économiquement et socialement parlant se décidant dans les instances bruxelloises tant de l'Union européenne que de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Faisons valoir notre veto, opposons nous avec force par exemple, à tout élargissement de l'Alliance atlantique vers les frontières russes et travaillons d'arrache-pied dans la conclusion d'un véritable partenariat stratégique à pied d'égalité liant les nations européennes et la Russie, grande nation qui de tout temps a et appartient pleinement au continent (partiellement du moins) et à la culture européenne.  Enfin, ne perdons pas de vue un développement sans précédent au niveau mondial: le déclin avancé de l'Occident à proprement parlé et la montée en puissance  soutenue des nations émergentes faisant notamment parties du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine  Dans le monde multipolaire de demain, moult décisions ne seront plus seulement prises à Washington, Bruxelles, Londres ou Paris (ou ailleurs d'ailleurs  Mais aussi à Moscou, Pékin, Brasilia ou New Delhi. La France, a par conséquent une tâche historique: aider au rapprochement entre tous les peuples, combattre les idées reçues et éviter un possible "conflit des civilisations" hypothétique et coopérer pleinement et entièrement avec les puissances émergentes et dont la Russie est et reste un partenaire incontournable.

Il faut répondre à la question d'un point de vue géostratégique, et bien évidemment dans la défense de nos intérêts premiers de Français. Aujourd'hui, la nation française, embourbée dans une construction européenne anti-nationale, dénaturée, et dans une autre organisation (militaire cette fois-ci), l'OTAN, est hélas plus à même de poursuivre souverainement ses intérêts les plus légitimes. Une part non négligeable de nos politiques (économiques notamment mais pas seulement) se décident dans l'ombre, dans les coulisses du pouvoir notamment à Bruxelles mais ailleurs également. La Russie à ce titre demeure un partenaire de premier plan pour notre pays qui de l'Alliance franco-russe de 1892 conclu alors entre le président de la République française d'alors Sadi Carnot et le tsar de l'Empire russe Alexandre III à l'épopée du régiment Normandie-Niemen où soldats français libres comme soviétiques se battirent vaillamment l'hydre nazi et fasciste a toujours été une nation privilégiée par nombre de nos dirigeants. Le Général de Gaulle l'avait compris, les républicains et gaullistes que nous sommes le comprennent toujours. Une Europe forte de ses nations souveraines, des peuples, cette République européenne devrait inclure une Russie avec laquelle nous partageons un legs historique, culturel et je dirai même émotionnel commun. Alors nous entendons les critiques vis-à-vis de la démocratie, des droits de l'homme en Russie. A ce sujet comme dans d'autres, la République française doit être claire et doit bâtir une politique étrangère qui se tient: Non ingérence dans les affaires d'État à État, soutien à l'intégrité territoriale de tout État et là en l'occurrence à celle de la Fédération de Russie et défense de nos valeurs, certes, mais tout en ne donnant pas de leçon à ce grand peuple qui demande respect et égalité de traitement réciproquement. Ce faisant, les postures droit de l'hommistes qui consistent à systématiquement dénigrer une nation tout entière portée à la vindicte pour cause de "non-respect des droits de l'homme"  devrait cesser. La France comme la Russie méritent mieux et cette idée saugrenue et néo-impérialiste qui est celle du droit d'ingérence n'est pas une manière de mener à bien une politique étrangère. Enfin pour clore ce phénomène récurrent que certaines nations nous prêtent, celui d'être un peu un "donneur de leçons", nous ajouterons que le respect mutuel est la base de toute relation saine: si la Russie nous demande de ne point nous ingérer dans ses affaires internes, nous  demandons de même réciproquement. Et enfin, pour dissiper toutes les craintes, sachons que la Russie elle-même renforcera son État de droit sans que l'on lui demande expressément de le faire, les dernières déclarations du président Dimitri Medvedev sont encourageantes à cet égard et méritent attention.
Fort de cet exemple russe, nous voyons donc que cet idéal démocratique mondial semble être une illusion pour beaucoup si portée de manière arrogante et souvent, osons le dire, néo-impérialiste. Il convient donc aux peuples eux-mêmes, seuls dépositaires de leurs souverainetés respectives, de déterminer leurs destins à chacun en toute indépendance.

Venons-en maintenant à cette grande nation pluri-millénaire qui est la Chine, communément nommée Empire du milieu, expression chinoise d'antan démontrant déjà l'influence de ce mastodonte asiatique. De fait, il convient de ne pas prendre le peuple chinois pour un peuple féodal. Or, indiscutablement, les pressions des droitdl'hommiste pour imposer la démocratie conjuguée à la pression des américains pour réévaluer le Yuan ne peuvent qu'éloigner la Chine des valeurs occidentales d'une part, et indique à la Chine la voie "raisonnée" à suivre d'autre part. Car la Chine ne peut pas se permettre d'instaurer une démocratie. De même qu'elle fait ce qu'elle veut avec sa monnaie: il n' y a que nos amis de la BCE qui prétendent à une monnaie forte et qui s'inquiètent lorsque celle-ci baisse.
En outre, contrairement à ce que les gens croient, la Chine n'est pas une pays, c'est un empire constitué d'immenses territoires morcelés et de surcroît, souvent entrain à de nombreux conflits au sein d'eux mêmes (confère le problème des Ouïgours). Le Tibet est, à cet égard la parfaite illustration. Une région déclare faire sécession, il semble normal que le gouvernement chinois intervienne. Peut-être pas par la force certes, mais il doit néanmoins intervenir pour assurer l'unité de la nation. Ainsi en  irait-il de même si la Bretagne ou l'Alsace déclarait faire sécession. On peut comprendre les réticences chinoises  vis-à-vis d'une espèce d'intrusion occidentaliste dans ses affaires intérieures. Il y a un peu plus de 20 ans, le premier secrétaire du Parti Communiste de l'Union Soviétique (PCUS) Mikhail Gorbachev lançait sa fameuse Glasnost qui instaura davantage de liberté d'expression. Quelques années plus tard, URSS n'était plus. La Chine sait que si elle instaure la démocratie sous impérium occidentaliste, il se peut fort qu'elle subisse le même sort funeste qui amena la fin de l'Union soviétique. Par conséquent, hâtons-nous de tout sentimentalisme et défendons l'idée d'avoir des relations fortes et raisonnables avec cette grande puissance (voire superpuissance) du monde de demain qui est la Chine et cessons toute politique d'ingérence qui de toute façon serait par essence contre-productive. L'ère du droit d'ingérence doit être révolu et celui d'un équilibre rationnel des puissances du monde revenir en force tout en défendant la Charte de l'Organisation des Nations Unies et ses principes intrinsèques. Par ailleurs, nous connaissons les problèmes de la Chine: faiblesse de la demande intérieure (40% de son PIB) du fait d'un Yuan faible (privilégiant l'export), consommation atone à mettre en partie sur l'autel d'un taux d'épargne très élevé,  problèmes démographiques liés à des politiques malthusiennes en la matière (...) qui ne se résoudront pas par l'unique démocratie. Enfin, n'oublions pas que nous, européens sommes très mal placés pour donner des leçons de démocratie dès lors qu'une Commission européenne intégralement non-élue s'est donnée pour but de détruire les États et ses services publics qui les composent.


Dans ce billet, nous avons tenté de démontrer à quel point l'arrogance du monde occidental vis-à-vis de la Chine et de la Russie était patente. Critique des USA sur le Yuan alors que eux aussi jouent sur la monnaie pour doper leurs exportations, et critique sur le thème de la démocratie. Or, indubitablement, nous devons mettre au crédit de V.Poutine sa capacité a avoir restauré l'autorité de l'État après qu'une  poignée d'oligarques s'était accaparée des ruines de l'économie ex-soviétique. Quant aux Européens, dont les droit de l'hommistes sont parfaitement représentés par Kouchner et consorts devraient plutôt faire profil bas quand on voit la capacité de l'UE et de sa Commission à nier les peuples en permanence.


Par Deniz Servantie et Stanislas Korst.

dimanche 21 mars 2010

La déchéance Française.

Il est commun, aujourd'hui de voir en Russie des manifestations pro soviétiques. Ce qui aurait été impensable à l'époque ou Boris Elstine "subtilisa" le pouvoir à Gorbatchev, pour transformer la Russie en un royaume d'oligarques et très capitaliste. Le PIB russe avoisine les 1600 milliards de $, très loin devant l'Ex URSS qui ne dépassait pas celui du Royaume Uni. de l'époque. Néanmoins, si la population s'enrichit -du moins, une certaine frange de la population- une part population reste presque indécrottablement attachée à l'URSS. Ce qui peut sembler paradoxal, comment un pays qui s'est grandement enrichi peut-il garder une certaine nostalgie d'une époque quasi misérable? Tout simplement parce que le peuple était fier d'appartenir à une Fédération qui rivalise avec les grands États-Unis. Aujourd'hui, la Russie ne pèse plus, n'influence plus et ne porte plus de modèle nouveau. C'est à dire qu'elle s'est fondue dans la mondialisation, devenant un pays banal qui a du mal aujourd'hui a se faire entendre dans les relations internationales. Et le peuple n'a plus cette fierté, propre à une nation forte, dominatrice et influente. En d'autres termes, c'est ce sentiment là qu'on les Américains aujourd'hui, celui d'être fort et de dominer le monde.

Cet exemple est riche d'enseignement. Pour la France particulièrement. Car ça fait 30 ans que partout, la France s'aligne, cède, voire même se soumet.
Tout ce qui faisait la France, c'est à dire sa grandeur, son indépendance, le fait qu'elle se déplace comme un électron libre dans un monde incertain, sa langue, plus généralement sa culture, se perd.
Ici, nous comparerons le France que nous connaissons, menée par l'homme au tee-shirt NYPD -et pro américain quand son présumé mentor de Gaulle leur vouait un scepticisme absolu- avec justement la politique de grandeur et d'indépendance du Général.

L'indépendance est le propre de la souveraineté. Ne recevoir d'ordre de la part de personne, pour que la France puisse instaurer sa vision du monde à qui voudra l'entendre, diffuser notre culture.
Ce que de Gaulle avait compris avant tout le monde, c'est que dans ce monde, à l'époque bipolaire, la France avait un rôle important à jouer. Grâce à des relations nouées avec des pays africains, nord américain (on parle le Français au Québec!), la France peut se permettre de rayonner, avec sa langue comme moyen de diffusion de sa culture.

Toutefois, tout ce travail effectué par de Gaulle est parti en fumée. Car dès lors que la France a assujetti son armée à celle des États-Unis par le biais de l'OTAN, dès lors que la langue française s'éteint à petit feu des organes exécutifs et législatifs européens, dès lors que nos services publics pourtant parti prenante de notre identité, sont privatisés à tour de bras sous les coups de boutoir de Bruxelles. Nous perdons toute indépendance.
Or, le problème réside dans le fait que, tout ça, c'était déjà analysé par de Gaulle en 1962! Ainsi, par exemple celui ci avait-il déjà peur de la colonisation anglaise si cette dernière rentrait sans concession. Or, l'Angleterre depuis l'ère Tatcher a fait plié l'Union européenne.Tout était joué, l'Angleterre a montré qu'elle pouvait faire plier l'Europe, ce pays vassalisé par les États-Unis montrait de fait qu'il allait se servir de l'UE pour ses propres intérets sans faire de concessions. L'Europe indépendante des USA, demeure depuis lors, une confédération d'États à la botte des États-Unis. Et la France de céder partout et tout le temps.

Après la sacralisation des nations des siècles derniers, s'est substituée la négation des nation. Les nations c'est le mal ! On connait tous l'air de Renaud et Axel Red "les armes les drapeaux les patries les nations, font de nous de la chair à canon". Ce n'est peut être pas une référence en la matière.  Or, ce diagnostic est un contresens total. Car l'exemple de l'Union soviétique, peut nous permettre de comprendre que la nation peut rendre un peuple fier. Elle n'est pas une explication crédible aux guerres. Et pourtant, c'est la dessus que s'est construite l'UE: sur la négation des nations. C'est ce Jean Monnet qui nous l'a vendue. Et sous de Gaulle, nous y résistions! Mais quand le néo conservateur Giscard commence, à nous vendre le Système monétaire européen, début de la perte de souveraineté monétaire, là tout change. Ces théories nauséabondes sont sensés nous faire comprendre qu'il faut oublier les nations, donc la France d'oublier sa spécificité et se fondre dans le moule libre-échangiste sous l'égide des américains.

C'est la que l'action de Nicolas Sarkozy intervient. Insérer la France dans la mondialisation officiellement, fondre la France dans le monde du fric en oubliant ses valeurs, officieusement. Évidemment, la France ne peut pas faire ce qu'elle veut. On peut donc me dire que je suis un démagogue qui ne vis pas avec nos réalité: mondialisation, Europe etc. Or, justement, si après la mort du Général de Gaulle, l'Europe avait continué de protéger les intérêts des Français, et même protéger tout cours, au lieu de la mettre au service de l'Allemagne (réputée sérieuse, par les... monétaristes bien sur!), des banques et des entreprises. Mais les eurobéats me diront: Pourquoi toujours la France, vous n'avez pas le plus gros PIB, ni la plus grande population comme l'Allemagne, alors arrêtez de vouloir diriger. Le problème, c'est la France qui est à l'origine du marché commun et de l'Europe. C'est nous qui avons tendu la main aux allemands pour contrer les Anglais. Et aujourd'hui, on voudrait nous dire arrêtez de penser qu'à vous? Et bien voilà, la France a cédé: elle n'a plus la maitrise de sa monnaie, ni de ses frontières et 80% des lois votées par le parlement proviennent de Bruxelles.

Les Français, surtout sous de Gaulle jouissaient d'une image arrogante dans le monde entier. Car la politique d'indépendance du Général passait souvent par des piques lancés aux américains. La France énervait, narguait, mais menait sa propre politique. 
C'est pourquoi beaucoup d'institutions internationales sont dirigées par des Français. Les Français sont réticents quant aux libre échange? Et bien on va mettre un Français, Pascal Lamy pour nous faire croire que ce sont des politiques qui avantagent les Français. Strauss Kahn au FMI, et bien sur la Trich' alias Trichet à la BCE. C'est d'ailleurs pour cela que, 2 agents espions américains, les fameux Pères Fondateurs (majuscules obligées!) Schumann et Monnet ont été embauché, car si la création européenne est une une création Française, il en sera plus facile pour eux de l'accepter comme telle.  
"Dans le monde il n'y a qu'une alternative : commander ou obéir". Ce vieil adage Napoléonien est riche d'enseignement, mais malheureusement, la France et nos dirigeants, depuis Giscard, ont choisit l'obéissance.


Au total, la France semble être vaincue, écrasée. Ce qui ne doit pas l'enterrer pour autant. Il faudrait à tout prix réagir pour enrayer cette spirale, qui nous mènera tôt ou tard, à la déchéance. Sarkozy est l'exemple parfait d'une France qui cède, qui se soumet pour faire plaisir aux américains, la réintégration dans le commandement intégré de l'OTAN place l'armée française sous l'égide américaine le tout, sans aucunes conditions. De fait, c'est tout l'héritage gaulliste, d'une France indépendante et sure d'elle même qui a disparu.


PS: Je remercie 1000 lecteurs qui ont trouvé le temps et le courage de me lire.

dimanche 21 février 2010

Quand l'État dérape

La Roumanie des années Ceausescu a vécu une longue période ou rien ne résistait au "génie des Carpates". Au point que sa femme, en guise de divertissement, plaçait des micros chez certains ménages roumains. Rien n'était trop beau, l'État roumain se permettait tout, même jusqu'à des profondes atteintes à l'intimité.
Les soviétiques au sens large n'ont jamais réussi à se défaire de l'omniprésence étatique, cependant que celui ci prenait en charge les transports, la santé. On est ici aux antipodes de l'Amérique contemporaine dont la classe visée par la réforme sur la santé de Barack Obama semble sceptique vis-à-vis de celle ci puisqu'elle prévoit certaines entraves aux libertés totales: choix du médecin etc. C'est dire si l'individualisme américain est poussé à l'extrême.
Dans les 2 cas ici, l'État à dérapé. D'une part, l'État soviétique s'était décidé à tout contrôler, tout savoir. D'autre part, l'État Américain et la révolution conservatrice ont permis, disons les choses comme elles sont, la quasi suppression de l'État dans la vie des ménages, au point que ceux ci sont désormais persuadés que l'État est le problème. Ce n'est pas d'ailleurs pour rien si Reagan est toujours la personnalité préférée des Américains.

Portons maintenant notre réflexion au sein de l'Europe, plus particulièrement la France. De fait, l'Union européenne a imposé aux États de renoncer à la maitrise de leurs monnaie, mais pire encore, 80% des lois votées dans notre Parlement proviennent de Bruxelles. Non, je ne vais pas ici encore une fois attaquer l'Union, je pense que le lecteur aura bien compris par lui même à quel point tout les eurocrates nuisent à la France. Quoiqu'il en soit, tout les pouvoirs que l'État a donné à des institutions non-élues, et à des gens totalement incontrôlés, ce sont naturellement des pouvoirs qu'il ne possède plus. La perte de ces pouvoirs à tendu à réduire les pouvoirs du Président, qui est aujourd'hui, tout sauf un hyper président. Alors celui ci, pour exister, pousse le Premier ministre "vers la sortie". Si il ne le fait pas, on en arrive à un Président inexistant. De là l'immobilisme du quinquennat Chiraquien ( mais pas de ses ministres) ! Sauf que Chirac, c'est pas Sarkozy, ce dernier voulant faire parler de lui, n'hésite pas à empiéter  sur les pouvoirs de nos ministres qui sont voués à devenir de simples pantins béni oui-oui pour exister, ne serait-ce que médiatiquement.. De là la quasi absence de Fillon qui se retrouve par conséquent affaibli. Après on fait semblant d'agir. "Words words words"comme dirait Éric Zemmour. On crée un atmosphère de spectacle politique, de présidence active et réformatrice, cependant que nous savons très bien que Sarkozy n'a plus aucun pouvoir.
Dès lors et c'est là que je veux en venir, que se passe t-il? Quand nous n'avons plus la maitrise de nos frontières, de notre monnaie, de notre politique budgétaire (contrainte par le Pacte de stabilité), il reste quoi? Et bien, des politiques de régionales voire même départementales... C'est ainsi que Chirac s'est fait réélire en 2002 sur des thèmes bateaux: lutte contre le cancer et plan d'action pour la sécurité routière.
Pire, on observe depuis le début du XXIème siècle, un État pesant, nous disant sans cesse, ce que nous devons faire: Fumez pas, allez dans les bistrots mais interdit de fumer, conduisez mais pas vite, buvez mais avec modération. En fait, l'État s'étale, sans se rendre compte que ses politiques se révèlent désastreuses. Les lobbys anti tabac, stigmatisant les fumeurs, sont à l'origine de la fermeture de 5000 bistrots en à peine un an !
Toutefois, pour un État qui se revendique libéral cela passe d'autant plus mal. Car par définition, on laisse l'Homme livré à lui même, lui seul sait comment gérer sa vie, l'Homme est sacralisé. Je ne suis pas, pour ma part, ultra libéral au sens philosophique du terme. En d'autres termes, l'Homme est bon, laissez le vivre. Je pense pas qu'il faut un minimum de règles nécessaires à la vie en société. Or la, on empiète sur des libertés pourtant élémentaires et cela à mon sens, c'est réellement dangereux.

Après ce petit développement, analysons maintenant le capitalisme. Car le socialisme et capitalisme, pourtant aux antipodes, semblent toutefois converger dans la mesure ou ceux ci mènent à une sorte de totalitarisme. La divergence reste qu'à l'époque soviétique c'était l'État qui savait tout. Pour ce qui est du capitalisme, ce sont les sociétés qui savent tout. Car la consommation comme modèle, suppose des entreprises qu'elles connaissent leurs préférences. Enquêtes, sondages etc, tout est bon pour connaître le consommateur. Même les moyens les plus illégaux.
Mais comment? Avec une carte bancaire, l'établissement sait ce que vous achetez, avec votre carte de transport, l'entreprise connaît approximativement vos emplois du temps, avec vos cartes de fidélités, les entreprises savent quels sont vos goûts, avec les caméras, l'État sait qui nous sommes etc. C'est, au total, ce que Jacques Attali, dans un de ses bons livres "Une brève histoire de l'avenir" appelle l'Hyper surveillance.

Enfin, évoquons ici les impôts. Instrument phare de la politique de l'État. Ça fait 30 ans qu'on nous dit qu'il faut les baisser, notamment pour les plus riches. C'est vrai que rendre l'argent aux riches peut conduire à un dynamisme certains. Toutefois, l'évidence que la bande à Laffer a omit, c'est que plus on rendait de l'argent aux riches, plus ceux ci en faisaient n'importe quoi. A quoi a servi l'argent rendu aux riches? Si ce n'est conduire à une spéculation effrénée d'une part, et la construction de bulles, de l'autre. Pourquoi ne pas rendre plutôt de l'argent à la classe moyenne, qui, je le dis, est littéralement pillée. Les 400 millions d'€ donnés au titre du bouclier fiscal, pourquoi ne pas les donner à la classe moyenne
A la vérité, notre pays est en retard sur le plan fiscal. En appliquant la vulgate libérale en matière d'impôt, l'État pense se moderniser. Or, peut on parler de modernisation, quand on crée 20 impôts par jours, quand les collectivités augmentent pour certaines jusqu'à 10% leurs impôts locaux! L'État réussi l'exploit, de prélever 54% de la richesse nationale, soit plus que la Suède, mais pour de très mauvais résultats: paupérisation, chômage, inégalités... C'est devenu presque schizophrénique, d'un coté, on prétend réduire les impôts, de l'autre on crée des impôts partout. Ainsi a t-on crée un impôt sur les clés USB !

Folies fiscales, surveillance de plus en plus importante, tel est le constat dramatique de ce que le capitalisme, l'Union européenne ont engendré. A mon sens, nous nous approchons doucement vers une dictature très légère, ou sous couvert du mot "démocratie", nous pensons encore avoir un réel pouvoir. La dictature du capital, s'est en fait substituée à celle du prolétariat.


Le capitalisme a besoin de règles et de contraintes, Taxer la spéculation, décourager les investissements non productifs favorisant les rentes faciles doivent être les lignes conductrices. L'hyper surveillance annoncée semble inévitable. Quant à l'État, il doit au plus vite se retirer de là ou il ne doit pas être, en bridant toujours plus certaines libertés individuelles.

dimanche 7 février 2010

Pourquoi dire non à la Burqa.

Commençons ici par une mise au point simple. Je ne suis pas islamophobe ni xénophobe, je ne suis pas raciste ni facho. Je vais revenir sur le débat sur la burqa, l'identité nationale, l'immigration (...) Toutefois, il faut déjà rappeler que la plupart des cas ne concernent pas la Burqa mais le niqab. Ce dernier n'étant pas pourvu d'une grille au niveau des yeux. Drôle de manière d'ailleurs des médias Français de nommer ça burqa alors que ça n'en n'est pas une...

1ère raison de dire non au niqab (burqa inclue bien entendu) dans les lieux publics: je commencerai par le plus simple, sincèrement une burqa c'est moche. Puis ça fait peur, on croirait voir un fantôme noir qui se balade puis pour le coup on dirait vraiment une prison. C'est un sinistre vêtement noir.
Outre l'aspect esthétique, ce vêtement est le symbole d'une population qui demande toujours plus à la République de se soumettre à eux. Or la République est pas nature laïque, ce qui implique de ne pas porter un vêtement religieux et barbare et qui de surcroît nie les libertés féminines dans un lieu public. Et ce dernier argument ne vient pas de la bouche d'un féministe convaincu! Certaines vous diront qu'elles le porte librement au nom de l'Islam, d'autres pour cacher leur visage, ne voulant pas être salie pas de vulgaires visages d'Hommes. Toutefois, ce n'est pas un argument valable. A mon sens, si la personne est étrangère, se voiler volontairement en toute impunité est une insulte à la République, à son pays d'accueil, par conséquent elle ne respecte pas les lois du pays. C'est normal, on ne va pas aller imposer nos cultures à des pays qui la refuse. Peu importe qu'elle soit Française ou étrangère, le prosélytisme est proscrit en France parce qu'il  est en contradiction avec la République Laïque, on ne se montre pas avec des insignes religieux point barre, pourquoi chercher la provocation? Pourquoi, sous prétexte qu'ils sont de plus en plus nombreux, nos principes républicains devraient-ils être abrogés? De fait, quand une jeune dame veut se baigner avec le fameux Burkini, n'est ce pas le symbole d'une provocation, d'une envie de toujours en réclamer plus, et que plus on en a, plus on en réclame? Pourquoi devrait-on tolérer tout ces débordements, quand bien même nous sommes en train de les combattre en Afghanistan?

Le seul vrai meltin'pot qui existe au monde, c'est en France et non pas aux États-Unis comme on essaye de nous le faire croire. Parce que ces derniers se gardent bien de préserver un modèle ultra-communautariste, où, cependant l'élection d'Obama, le racisme persiste. Les peuples ne vivent pas ensemble. Or en France, on a observé pendant longtemps l'aptitude des peuples à s'assimiler, c'est à dire, à ne pas garder leurs coutumes et à s'intégrer sans mal. Dès lors, une immigration peut être possible, comme nous l'avons vu avec l'arrivée de travailleurs portugais, italiens etc au début du XXème.
Toutefois, le bas blesse quand la population s'attache à garder ses coutumes, qui au lieu de se soumettre à la République comme d'autre l'ont fait avant, soumette la République à leurs coutumes, leurs langues que la plupart enseignent à leurs enfant bien avant le Français, ce qui éloigne les possibilités d'intégration déjà minces... Par exemple, je lisais un papier intéressant du Point rapportant l'histoire d'une dame qui portait la Burqa (d'où le titre "ma vie en Burqa"), cette dame disait avoir nommé sa fille Islam. Alors,on peut critiquer l'école et les autres institutions sensées intégrer les étrangers, quand on voit ça on se dit que ces gens là ne veulent pas s'intégrer. Sans cesse, la plupart nous rappellent qu'ils ne sont pas Français lors de manifestations sportives, par exemple, hymne national sifflé, drapeaux autres que le drapeau Français: sacralisé. Symbole d'une France de plus en plus méprisée. Dès lors, pouvons nous en conclure que ces gens là veulent être en France pour éviter la misère (ce qui semble normal) profiter d'un généreux système sans pour autant faire des concessions: Se soumettre à nos mœurs (pas de polygamie), nos lois, nos coutumes (accepter la laïcité), notre République.


Jusqu'où ces débordements vont-ils aboutir? Plus nous céderons, plus nous inciterons le communautarisme à se propager, c'est à dire, les gens ne vivant qu'entre eux.

La France,contrairement à ses voisins n'a pas besoin d'une immigration massive. Grâce à des politiques efficaces, nous avons un taux de fécondité par femmes très correct (autour de 2 enfants par femme). Bien loin d'un 1.2 enfant par femmes en Italie ou en Allemagne. Une immigration de masse se révèle néfaste pour la France, déjà parce qu'elle pèse sur la baisse des salaires. Un main d'œuvre facilement exploitable qui est bien moins gourmande qu'un Français qui pourrait être un peu trop exigeant à leurs yeux. Là, les chefs d'entreprises dans le bâtiment et autres secteurs moins connus y trouvent donc bien des avantages! De là l'idée très répandue chez les élites que l'immigration amène la croissance !

Le non dit de l'histoire, c'est que la France n'a plus les moyens d'accueillir des populations étrangères. Qu'elles soient kurdes ou autres. La plupart des nouveaux immigrants se retrouvent dans des banlieues pauvres qui deviennent des zones de non-droits (Saint Denis etc). De là la ghéttoïsation chronique de nos banlieues. Par ailleurs, la pauvreté (ou la misère) ne peut être la seule condition pour obtenir la nationalité Française. Sinon, tout les miséreux la réclamerait... Or, on ne peut pas donner à des gens étrangers ce que l'on ne peut pas donner à nos propres citoyens. Ainsi, le rapport d'Emmaüs fait état de près de 3.5 millions de mal-logés. Dès lors, pouvons nous accueillir des populations étrangères sans rien avoir à leurs donner? Des milliers de gens sont dans la rue, comment le prendront t-ils si des gens venus du monde entier avaient droit à un logement ou des aides généreuses de l'État alors que eux sont laissés au bord de la route...? C'est une attitude schizophrénique, on ne peut pas dire faîtes rentrer de la misère quand un nombre considérable de nos propres concitoyens en souffre déjà... Naturellement, les biens-pensants me rétorqueront qu'un grand pays comme la France ne peut pas laisser des gens au bord de la route. A fortiori si nous sommes le pays des droits de l'Homme. Néanmoins, cela ne doit pas faire de nous un pays qui dit oui à tout pendant que d'autres comme les anglais jouent les expulseurs à tout va (confère "l'Angleterre tue").  Ce titre de pays des droits de l'Homme ne doit pas être synonyme de toujours tout accepter ( immigration massive, prosélytisme... ) mettant ainsi en danger nos propres valeurs. Non, nous ne pouvons pas dire oui à tout le monde, oui tout le temps, sous prétexte de misère, si douloureuse soit-elle bien évidemment. Et comme de Gaulle le disait: "A force de dire oui à tout, on disparaît soit même".


Notre pays souffre déjà d'une misère qui s'intensifie: précarité, chômage, mal-logement. Beaucoup d'entre eux sont délaissés. De fait, pouvons nous nous permettre de donner à d'autres ce que l'on ne peut donner à nos propres citoyens ?

Au total, la France est certes laïque, mais elle reste toutefois de culture chrétienne. Par conséquent, la chrétienté ne peut pas choquer un Français et si une église ou un crucifix choque, qu'ils ne viennent pas! Un étranger choisi la France, ainsi, il ne va pas la choisir si il est choqué par sa religion principale! En outre, les gens qui critiquent ceux qui se baladent dans la rue avec un crucifix en disant  que c'est contraire à la laïcité oublient que le signe est bien souvent discret et que comme dit plus haut, la France (et même l'Europe) est le berceau de la chrétienté, d'ailleurs, le crucifix, ce n'est pas le symbole de milliers de femmes emprisonnées sous un vêtement féodal, archaïque, barbare et hideux !

mardi 5 janvier 2010

De l'art de s'éxiler.

Suisse. Environ 8 millions d'habitants, patrie de Nestlé et dont le PIB avoisine les 500 milliards. C'est aussi on le sait, le refuge des Français riches voulant payer moins d'impôts. Parmi eux, justement les personnalités préférées des Francais: Johnny (malheureusement), Mauresmo, Delon, Loeb, Béart etc et la liste est longue.
A l'heure ou le débat sur l'identité nationale fait rage, il convient déjà de rappeler une chose: appartenir à une patrie, c'est commencer par payer des impôts. C'est à dire que, on ne peut pas dire, je suis fière d'être Français, mais je paye pas d'impôts. C'est la base, et ce depuis très longtemps.
Ainsi, quand Béart clame haut et fort qu'il faut donner des logements à tout les sans papiers. De qui se moque t'elle? Comment peut on, en étant exilé fiscal, refuser de payer pour la patrie qui nous popularisé, donner des leçons gauchistes, moralisatrices à ce même pays? Logez les mais pas chez moi, financez des logements, mais sans mon fric. Quel exemple frappant, que ce prêt à penser est à vomir, que ces moralisateurs de gauche sont à vomir. Surtout quand ils refusent de payer des impôts.
Un ridicule économiste américain, lequel a été d'une importance capitale, puisqu'il est l'instigateur de la politique de l'offre du nom d'Arthur Laffer a tracé une courbe en cloche (la première fois sur une nappe de restaurant), visant à démontrer que trop d'impôt tue l'impôt. Je pense que certains l'ont prit trop au mot visiblement. Sauf que d'après un étude, ce montant ou l'impôt tu l'impôt avoisine les 80%. On est loin du modique 34% américain.
En fait, cela fait 20 ans que certaines têtes pensantes, diabolisent l'impôt. Notamment, en le nommant prélèvement obligatoire. Quelle obligation? Chacun est libre de partir de s'exiler. La France on l'aime ou on la quitte. Cela convient particulièrement aussi, à tout ces gens qui se plaignent constamment de payer des impôts.
D'après moi, les seuls que l'on devrait soulager, ce sont les classes moyennes, celles qui sont vraiment oppressées par l'impôt et celle qu'on voit disparaitre à petit feu chaque jour.
Au total d'après moi, on ne peut pas se permettre de faire des leçons de moral à son pays lorsqu'on on vit tranquille, affranchi ou presque de tout contrainte fiscale. C'est une simple question de bon sens.